I. ato pintes
a. Lequel labeur Thonneur tous oblige de payer.
24^ RONDBAUX.
VOUS sans plu8,ma totalle espérance.
Digne d'honneur, des dames Tex-
[cellence, A tout jamais mon cueur vous ay Mon seul plaisir par vous soit ordonné * , [donné ; Entier voulloir d'avoir vostre aUance.
Certain je suis que si j'ay jouyssance Le mien esprit prendra resjouyssance, En vous servant, et sans estre estonné, A vous sans plus.
Me submectant en vostre obéissance, Et m'octroyant vostre douloe accoinctance, Ne seray lors pour aultre habandonné; Car mon désir, qui n'est desordonné, En loyaulté en a faict Tasseurance A vous sans plus*.
n contemplant la tienne magnitude, Comblé d'honneur, de grâce et rec-
[titude, J'ay crainte et peur de te attedier;
I. Mon seul plaisir, qui est rentier votiloir d'avoir votre alliance.
a. Les premières lettres de ce rondeau forment un acrostiche : A Dame Clémence.
Rondeaux. a47
Ce neantmoins je me veuk dédier A pratiquer ta grant mansuétude. -
Gongnoistre et veoir vueil par «similitude La grande haulteur, longueur et latitude De ton amour, sans te fastidier,
En contemplant.
Et pour autant que j'ay mis mon estude A regarder, par grant sollicitude, Qu'à ma fortune on peult remédier, Qui ne me tient d'aujourd*huy ne d'hier, Mais de long temps plaine d'amaritude,
En contemplant.
e suppliant, qui demande sifecours, Aide et confort, privé d'or et monnoye, Prie et requiert que sa complainte on oye, Car par procès sa bource est en decours.
De fréquenter et suivre l6# grans cours Trop âgé est, et plus pesant qu'une oye, Le suppliant.
Faulte d'Argent, en ce temps et ce cours, Luy a osté de ce monde la joye, Et s'il ' ne sçait le chemin ne la voye Où aller doit, ne venir au recours Le suppliant.
• I. Et si i! , et encore ne sçait-il.
a48 Rondeaux.
e me mettez non plus en oubliette Que le bon Dieu y mist la Ghananée ; Persévérant, sa fille fut sanée, Et de son pain recueillit la nuette.
Près tondu suis comme la brebiette Par ce grant froit, en ceste chère année,
Ne me mettez.
Or n'y argent n'ay en coffre ou layette; Fortune m'a par sa faulse menée Mys presqu'à sec, veu qu'eir est obstinée Que quant j'ay faim me fault faire diette, Ne me mettez.
cviïir.
roysEpistreset trois Rondeaulxpetâ», De moy qui suis du nombre des
[chetifz., Tu as receu, treareverend pastfeur, Mais le bon Dieu ne m'a pas faict cest eur Que prins y aye goust aucun, n'appeti^. ,
Fortune m'a, par ses faictz deceptis, Tourné le dos, et mes sens abt^tls, Puis que tu n'as leu ne veu de Tacteur Trois Epistres.
Se mes espritz ont esté trop brutiff,
RONDBAtrX. a49
Ou peu sçavans, non expera, ne subtilz De remonstrer Taftire du facteur, Il te plaira, comme sublevateur, Bien regarder, omnibus deductis Trois Epistres.
ex.
'il te pMsoit, Monsieur le secrétaire, De cueur joyeux Monsieur solliciter VeoirmesescriptZjlui dire et reciter Qu'au grant besoin pas n'est temps
[de se taire.
Se quelque don pour moy tu peuk attraire.
Lors me verras de mort ressuciter, S'il te plaisoit.
Et supposé que fortune contraire Tant m'a esté qu'el m'a faict susciter Plusieurs procès, adjoumer et citer, D'elle me veulx eslongner et distraire.
S'il te plaisoit.
a5o RoXDEAUX.