‹ Œuvres de Roger de ColleryeChapitre 108 sur 121 · I. Cflfiimriiwitre · texte numérisé non relu

I. Cflfiimriiwitre

RONDBAUX. a53

ieulx je ne puis que d'avoir vostre grâce

Ne plus ne moins que vray amant qui trace

De jour, de nuyt, d'un.franc cueur et bon

Faire service à une damoiselle [zelle,

Digne d'aymer, et la veoir face à face.

Craindre ne doibt que son honneur efface, Car j'ay ung cueur tout exempt de falace Et droit et ferme en aymant telle ou telle, Mieulx je ne puis.

En me priant que son vouUoir je face, Si je lui faulx, je veulx qu'on me defface ; S'il m'advenoit ne trouver de coste elle, Nul ne verra finesse, ne cautelle.

Ne mauvaisté , au bien que je pourchasse Hieulx je ne puis.

- ■*' m II ■« I I <»»iw^ Il II I I

rop m'esbays que ne vous estes mise, En délaissant toute excuse et remise, À m'eniroyer «fuelque dictum joyeubt, Qui le sçavez composer tant et mieulx, Et sans y mectre aulcun gaige ne mise *

I. Sans qii*n soit besoin de yoiis y forcer, et maintenant vons Yoos y êtes obligée i>ar promesse , pourtant Je n'ai rien m.

a54 Rondeaux.

Gomme on m'a dit, vous y estes soubmise, Mais volonté en vous est bien obmise; Voyant que riens ne vient devant mes yeuk , Trop m*esbays.

Tenir doit on chose qui est promise, Et, de bon cueur, véritable transmise, A celluy seul qui Tactent jeune, ou vieux.

Lors le sien corps ne se trouve envieulx.

Fut il vestu, ou nu, ou en chemise; Trop m'esbays.

Page 1