AUTRE DICTUM
Thouminb, dame de la maison.
ui veult estre aymé de la dame Et avoir céans bon accès, Se garde bien de faire excès Et aussi ne mesdire de ame.
ET Dictons. a^?
Martin.
Dame, qui aymez le deduyt Autant que femme que je sache, D'aucun mesdire je ne tache, Ne je ne viens pour faire bruyt.
Jagquettb.
Vous, messieurs, qui nous venez veoir Et faire avec nous bonne chère, La maison ne vous sera chère En y faisant vostre devoir.
Gaultier.
Pour faire devoir suis venu.
Et aussi pour jouer des fesses.
Et pour contenter les déesses Ainsi que j'y seray tenu.
Juliote.
Seigneurs, qui n'estes pas subtilz, Ne hantez jamais créature Qui hait le déduit de nature Et le service du cultis.
Guillot.
Je ne hante femme ne fille Tant soit pleine de bon confort Qui ne culotte bien et fort.
Et bien dresser une coquille.
a68 Epithetons
J sa ANNE.
Vous, grans, gros, gras, gresles, menuz, C'est bien faict de vous usiter A nous venir revisiter Pour y menger voz revenuz.
Thibault.
Je suis bien content de menger Avecques vous mon revenu, Pourveu que mon corps nu à nu Soit sur le vostre sans danger.
Epitheton.
1 est certain que Huguet et Huguette En ung ceiier furent tous deulx trouvez , Qui est ung lieu où souvent on y guette Aulcuns maris au deduyt esprouvez ; Les jeux d'amours y furent approuvez Dudict Tuillant et de sa chambrière, Qui ne sont point mensonges controuvez, Yeu et congneu leur façon et manière.
Car la femme, treshonneste fumelle Dudict Tuillant, se doubtant de ce cas, Yeu le deduyt dont ung ribault se mesle, Sans le conseil des sages advocas, Et supposé que le faict sonne cas.
Ce neantmoins sa femme, en mots conclus, Luy perdonna, en y retournant plus.
ET Dictons.
Epitheton.
ui veult sçavoir de barbe non rasée Quel honneur foict à celuy qui la porte?
IX*autant qu'elle est au menton mal aisée»
Et que Dames en ont fait leur risée
Et la beaulte du visaige transporte,
Conclure on peult, à tous je m'en rapporte,
En ung brief mot, voire sans flaterye,
Que le porteur, la portant en emporte
Petit honneur, et grande moquerye.
Epitheton.
anson, le fort, par femme fut deceu, Et Salomon s'en est bien apperceu, Virgile aussi, poète magnifique.
Plusieurs depuis, ainsi comme il est sceu, Povre guerdon en ont eu et receu, Non regardans leur finesse et pratique, L'ung veroUé, l'autre sec et éthique, L'ung tout perclus, l'autre povre et meschant, L'ung marmyteux, l'aultre melencolique ; Grant danger est s'endormir en leur chant.
S'ENSUIVENT LES CRYZ
œNTRB LES aERCS DE CHASTELLET
LA HAZOGHE.
onnez-vous? Quoi ! est-il vray ? Je
[m*en plains.
Sus, mes suppostz, gectez regrectz
[et plains Ou auUrement je n'en seray contente.
Est-il saison par chemins et par plains De songer creux? Non, non, je me complains Tout à part moy de vostre longue attente
Bazochiens, qu'on ne se mescontente, Car il est dict, sans faire grant hahay, Que vous jourrez ce joly tnoys de may ' .
Laissez courir gensdarmes et leurs trains
I. Une des deux Ates principaiee da rosraïune de U Basoche ëtoit 1* plantation dn May, qui se iMsoit cbaqne année le dernier samedi du mois de mai, devant le grand perron du Palais.
*7« CrT
Postes, heraulx, s'il vient qu'ilz soient contrains De desmarcher, ainsi que le vent vente.
Que voz esbas ne soient jamais estains !
De lascheté ne fustes onc attains, Il est tout vray, j*en ay lectre patente.
Continuez, vous ares vostre rente : Grans et petis s'actendent de cueur gay Que vous jourrés ce joly moys de may
Suppostz gentilz, aymez, doubtez et crains, Empoignés moy ces tripiers à beaulx crins, Dès aujourd'huy contre eulx je me présente.
Ce sont poissars, pipereaulx, mal mondains, Punectz, infectz et puans comme dains ; Qui ne me croit qu'on les expérimente
Du cardinal ' jà ne fault que j'en mente S11 n*est papa, papelart, papegay.
Si jourrez vous ce joly mois de may.
Prince, je dis, comme Dame et Régente, Et pour ester tout ennuy et esmay, Yeu et congneu vostre manière gente , Que vous jourrés ce joly moys de may.
1. C'est sans doute une allnsion an cardinal Lemohie , personnage traditionnel dins les États de la Baaocbe.
DU Chastellbt. 273