LE MONOLOGUE DE RESOLU
u'y ■ vault le songer? pas le truc.
Tant au soir, la nuyt, qu'au desjiic', Prompt , prest , preux d'attendre le choc, Bon pied , Bon œil , frès comme ung suc, Acoustré comme ung petit duc,
I. Le monoloifae est une sorte ^ conte en rers, qtii a une «Hure propre, une ftMmnle «t des règles pertknUèns. Cette formule ne se dessine nettement qu'an xy« siècle, quoiqu'on trouye çk et là, dans les contes et fabliaux des trouyères, bien des passages insfrirâi par Vesprtt qui anime les monologues, et se seryant de fomudes analogues. Voiei du reste ce que J'en dis dans un trayail sur CoquiUart, Revu* Ae» DetUD-Mondêtf i^r noyembre i854 ; ces monologues «< sont n un genre inyenté par Coquillart, un genre qui ttent le M miUeu entre le conte et la fEurce, destine, comme le contei, » à narrer quelque ayenture scandaleuse, mais ressemblant » souyent à un dialogue fort ytf récité pw un seul personn nage. Cétoit, autant qu'on peut en Juger, des sortes d'inn termèdes qui prenoient leur place an milieu des danses et n des festins de la nation rémoise, et on doit les regarder n comme les bouquets à Cloris, les clumsonB de dessert de tf la bourgeoisie au xy« siècle. »
Ajoutons que dans ce monologue du Résolu , qui est une de ses meilleures pièces, R. de Collerye a très-fldèlement Buiyi les modèles de ce genre que CoquiUart a laissés.
i. En amours.