‹ Œuvres de Roger de ColleryeChapitre 48 sur 121 · Saints respectoenx · texte numérisé non relu

Saints respectoenx

7^ MONOLOGUB

Que le saluez de ipar moy.

Riens qui soit tfilaisant je neway^ À mon gré, sinon fia personne; Parquoy de m'en taire itoutfcoy Possible n'est; raison poturquoy A le louQT je .me façonne.

Se quelquiun ung seul mot me amm^ J'ay bien cueur et hardy courage, Et sans qu'on le piUe et rançonne»

Que mon franc vouloir luy maçonne Ung coup i>u deux sur le visage i Laissons ce plait .et ce langage Et parlons de ohose plus gaye.

À l'ouvrier congnoistron l'ouvrage :

L'ung diot .tresbien, Tautre faict rage, L'ung ne dit mot, l'autre s'essaye, L'ung parle gras, l'autre bégaye ; L'ung cuide avoir gaigné le prix, L'autre survient qui le costaye ' Et faict ung sault dessus la paye ; Par ainsi le galand est pris. L'ung ne scet rien,, Vautre «e^t apids; L'ung a veu., l'autre retenu; L'ung est /repris, l'autre suipris; L'ung a failly, l'autre a mespris; L'ung est vestu, l'autre est tout nud ; L'ung on hait, l'autre est soustenu ; L'autre est bien brave et bien vestu,

Page 1