Voyez les Noies marginalts de Sfinaza, note
THÉOLOGICO-POLITIQUË. SOI
à cause de l*absence de Joseph , le» dix-sept qu'avait Joseph quand il fut vendu, et même les sept ans d'épreuve auxquels Jacob dut se soumettre avant d'épouser Rachel , vous trouverez que ce patriarche devait être extrêmement âge , savoir, de quatre-vingtquatre ans, lorsqu'il prit Lia pour épouse; au contraire, il se trouve que Dina avait à peine sept ans quand elle fut violée par Sichem i, et que Siméon et Lévi étaient âgés tout au plus de onze ou douze ans, quand ils pillèrent une ville, et en passèrent tous les habitans au fil de répée. Mais il est inutile de pousser plus loin cet examçn du Pentateuque, puisqu'un peu d'attention suffit pour faire voir que tout dans ces cinq livres, préceptes et récits, est écrit pèle-méle et sans ordre, que la suite des temps n'y est point observée, que les mêmes récits reviennent à plusieurs reprises, et souvent avec de graves différences, en un mot que cet ouvrage n'est qu'une réu« nion confuse de matériaux que l'auteur n'a point eu le temps de classer et d'ordonner régulièrement. Il faut en dire autant des sept livres qui suivent le Pentateuque, Qui ne voit, par exemple, au chap. II des Juges, qu'à partir du vers. 6, l'auteur compile un nouvel historien (qui avait également écrit la vie de Josué), et le copie littéralement? En effet, au dernier chapitre de Josué, nous trouvons le récit de sa mort et de son ensevelissement; or, au commencement de ce livre, l'auteur avait promis de raconter les événements qui suivirent la mort de Josué. Si donc il avait voulu, en commençant le livre des Juges, reprendre le fil de son récit, pourquoi aurait-il recommencé à nous parler de Josué? Il n'est pas moins évident que les chap. xvii, xviii, etc., du liv. I deShamuel ne sont pas empruntés au même historien que l'auteur avait suivi jusque-là ; car on explique dans ces chapitres tout autrement qu'au chap. xvi du même livre, pourquoi David commença à fréquenter la cour de Salil. Au chap. xvi, Saiil, par le conseil de ses serviteurs, mande David auprès de lui ; ici les choses se passent tout autrement : le père de David l'envoie vers ses frères au camp do Saiil ; et David engage avec le Philistin Goliath un combat d'où il sort victorieux , ce qui le fait connaître au roi , et l'introduit dans son palais. Je soupçonne encore qu'au chap. xvi de ce mêmoli\rc,