‹ Œuvres de Spinoza (volume 3)Chapitre 87 sur 96 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

Note VII (page 146€e la traduction). — L'existence de Dieu n'étant pas évidente d'eUe-même,

Nous doutons de l'existence de Dieu, et par conséquent de toutes choses, tant que nous n'avons qu'une idée confuse de Dieu, au lieu d'une idée claire et distincte. De même , en effet, que celui qui ne connaît pas bien la nature du triangle ne sait pas que la somme de ses angles égale deux droits , de même quiconque ne conçoit la nature divine que d'une manière confuse ne voit pas qu'e^is^er appartient à la nature de Dieu. Or, pour concevoir la nature de Dieu d'une manière claire et distincte, il est nécessaire de se rendre attentif à un certain nombre de notions trèssimples qu'on appelle notions communes , et d'enchatner par leur secours les conceptions que nous nous formons des attributs de la nature divine. C'est alors que, pour la première fois, il nous devient évident que Dieu existe nécessairement , qu'il est partout , que tout ce que nous concevons enveloppe la nature de Dieu et est conçu par elle ; enfin que toutes nos idées adéquates sont vraies. On peut consulter sur ce point les Prolégomènes du livre qui a pour titre : Principes de la Philosophie de Descartes exposés selon l'ordre des géomètres.

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