‹ Œuvres de Spinoza (volume 4)Chapitre 25 sur 116 · Ou un cornet appelé en hébreu sophar · texte numérisé non relu

Ou un cornet appelé en hébreu sophar

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pteux zèle qa'iMW «eopètse r«ge qui l'esciiaH ii se venger. Avsù les j«ges (^ 8*611 aperçurent, ebercbant à éluder leuri plaintes, les peavoyèreât ami ministres.

€eiix-€i, ayêsd exaioiiié l'affaire, t'y treuTèrent embarrassés. De la maaière dent TaocBsé «e jQstiAait, ils n'y ivmarquaient rien d'impie; d'anlre part, raoouaateur éfoit rabbin^ et le rang qu'il tenait les laisall seuventr 4tt leur. Tellement que, tout tiien eansidéré, ils ne pouvaient consentir à absoudre un bemme que leur semblable voulait perdre, . sans <mtrager le minf stère; et cette raison, bonne ou mauvaise, leur fit donner leur eondusiim en laveur du rabbin. Tant il est vrai que les eceiésiastifues de quelque religion qu'ils soient, gentils, juifs, chrétiens, rnahométana, sont plus jaloux de leur autorité que de l'équité et de la vérité, et qu'ils sent tous animés du mÊme esprit de persécution.

Les «lagistratsi, qui n'osèrent les dédire, pour des raisons qu'il «al aleé de deviner, eendamnèrent l'accusé k un ejôl de quelques mois.

Par ce moyen h vabbiaisme Ait vengé 4 mais il est vrai que ce UA moins par l'intention directe des juges, que pour se délivrer des crieries importunes des plus Ûcheux et des plus incommodes de tous les hommes. Au reste , tant s'en faut que cet arrêt fût préjudiciable à M. de Spinoza qu'au contraire il seconda l'envie qu'A avait de quitter Amsterdam.

Ayant appris les humanités, oe qu'un philosophe en doit savoir, il songeait à se dégager de la ft>ule d'une grande ville, lorsqu'on le Tint inquiéter. Ainsi ce ne fût point la persécution qui l'en ciiassa, mais l'amour de la solitude, o% il ne doutait point qu'il ne trouvât la vérité.

Cette forte passion, qid lui donnait peu de relâche, lui ût quitter avec joie la viMs qui lui a!vait donné la naissance, pour un village appelé tthinburg^, oà, éloigné de tous les obstacles qu'il ne pouvait vaincre que par la ftiite, il s'adonna entièrement à la philosophie. Gomme il y avait peu ^'auteurs ^i fussent de son goût, il eut recours à ses propres méditations, étant résolu d'éprouver jusqu'où elles pouvaient aller ; en quoi il a donné une si luuite Idée de son c^uit qu'il y a assurément peu de p«*8onnes qui aieirt pénétré aussi avant que lui dans les matières i^ qii*il a tndtéea.

II &ii deux «as dans cette retraite, où quelque précaution qu'il prît pour éviter tout commerce avec ses amis, ses plus intimes l'y ailaient voir -de temps em temps, et ne ie quittaient qu'avec peine.

Ses anis, 4ont la .plupart étaient cartésiens, lui proposaient des di£Qculté8 qu'ils prétendaient ne pouvoir se résoudre que par les prindpes de leur maître. M« de Spinoza les désabusa d'une erreur où les savanis étaient alors, en les satisfaisant par dss raisons tout opposées. Mais admirez l'esprit de l'homme et la force des préjugés : ces amis retournés chez eux faillirent à se faire assommer, en publiant qne H. Descartes n'était pas le seul philosophe qui méritât d'être

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La plupart des ministres, préoccupés de la doctrine de ce grand 1. A une lieue de Leyde.

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