‹ Œuvres de Spinoza (volume 5)Chapitre 19 sur 109 · LA VIE DE SPINOZA. X.XXIII · texte numérisé non relu

LA VIE DE SPINOZA. X.XXIII

Amsterdam ches les Wasbergen. Il n'est pas étrange que» daus un livre tel que celui qui a pou> titre : Suite de la Vie de PMlopater, on ait tftché de diffamer ce savant homme et de flétrir sa réputation après sa mort. On débite, dans cet écrit pernicieux, que M. Witticbius était un excellent philosophe, grand ami de Spinoza, avec qui il était dans un commerce étroit, qu'ils cultivaient Tun et l'autre par lettres et par des entretiens particuliers qu'ils avaient souvent ensemble, qu'ils étaient, en un mot, tous deux, dans les mêmes sentiments, que cependant, pour ne passer pas dans le monde pour spinoziste, M. Witticbius avait écrit contre le Traité de Morale de Spinoza, et qu'on n'avait fait imprimer sa réfutation qu'après sa mort, que dans la vue de lui conserver son honneur et la réputation de chrétien orthodoxe. Voilà les calomnies que cet insolent a avancées; je ne sais d'où il les a puisées, ni sur quelle apparence de vérité il appuie tant de mensonges. D'où a-t-il appris que ces deux philosophes avaient un commerce si particulier ensemble , qu'ils se voyaient et s'écrJTaient si souvent l'un à l'autre? On ne trouve aucune lettre de Spinoza écrite à M. Witticbius, ni de M. Witticbius écrite à Spinoza, parmi les lettres de cet auteur qu'on a pris soin de faire imprimer, et il n'y en a aucune non plus parmi celles qui sont restées sans être imprimées; de sorte qu'il y a tout lieu de croire que cette liaison étroite et les lettres qu'ils s'écrivaient l'un à l'autre sont du cru et de l'invention de ce calomniateur. Je n'ai, à la Térité, jamais eu occasion de parler à M. Witticbius; mais je connais assez particulièrement M. Zimmermanu, son neveu, milûstre pour le présent de l'Église anglicane, et qui a demeuré avec son oncle pendant ses dernières années. Il ne m'a rien communiqué sur ce sujet qui ne fût fort opposé à ce que débite l'au- ^ de la Fi6 (fe PhUopater , jusqu'à me faire voir un écrit que son oncle lui avait dicté, où les sentiments de Spinoza étaient Clément bien expliqués et réfutés. Pour le justifier entièrement, faut-il autre chose que ce dernier ouvrage qu'il a composé? C'est ^ où l'on voit quelle est sa créance, et où il fait en quelque manière une profession de foi peu de temps avant sa mort. Quel ^omme^ touché de quelque sentiment de religion, osera penser, et moins encore écrire, que tout ceci n'a été qu'hYipo<itv%\ft, t»\V I iniquement en rue de pouvoir aller à VégUae, *a\iH«t \%,%^^^- Jvuces, et n'avoir pas la réputation d'impie e\ de \Vto^T^Mx't

XXXIV I«A V)£ DS SPlNO:S.Âf

Si Ton pouvait ialërer.de pareilles choses de oeiqulon-pc^itai^ drait qa'ihy ajirait eu quelque aorrespondane^ eutredoux pad-

(«onnes, jeue melrouverai&pas fort en«ûretié/^t>il n*y aigu4re,ii^ .pasteufs qaiiii'eussent tout àiQwiAdc€;aus$i bien que<nioi,deilB.pa«t

'des^oalomxiiateniîs, ipuisqu*iUion&eat quelquefois impossAle^li^Ti- (errtout QQmmeroe ia?ec di^ F^soiiAesidoatila.oiréaii^^ii^tiQtf .|oujoiiys.ito;pki3 oi^dodces.

ih jBae «ouTieii5tici>TolontJ«rB d^ GuUlamne de tfienrbaf, id'ii^Mieidftm, eti]e^ioimi^«yec.toute.]a.diiiUiiQtion'qu!il,v^ filait

M»i!prafe88€ttrxiul dau3.9es.ouYff8iges Qt parUculièïememdaQi3:Ms i Jiçoos'th^ologiQues, ji^tonjopra .Ti?eiR«nt «ttaqqé jes^seatiiH^iiIftde

.C()iiiû«fl.iLeisi«ikr SmnçoiâiBalmalui rj»Qdiu9tt«edanfrsosj|««ui#:jfim'Mtrda ^èe-ei^ur he .apintonstc^e S;>éi90tJsa,,page^£i,.lQ]SfliqQ'iI dit q>uil.« t^ul(é:les .B^ii0i^Qts.de œ pbilosqpbeid-jftil^iiMiPÎteejBi 4K)lide, qurmtoon deiaosip^rUftaus.u'a jamais oaé jusc^ipréseaUe ipreodre À.pacliâflttsesiesQrer M6c lui. Il ajoute que ce-sûbtii .^iofi- Tain eat^oQfe 4^1 4tat de repeuaacgrooiume il fautllaut^utr deJa Tk 4e^hUp»Q(^ âuf .les.calQsmiQs gu il adébité^sila pagje i03 et ^;lui Jfermef la tboudie.

,Je ue dirai qu!un motderdt^u^Au^urs.cél^br^, et li^ joiodi^i ensemble, quoiqu'un peu opposés J'un àj!atttre pour le présieRt. I^ pr0mier.est,M. 6ayle,tcop, connu d^i^ la république dcvsdettires pour de^oir?^ fa»reâci Téioge. I«&<econd est Û.iacquelot, oifd^- Ta<it ministre ide.rÉglise françaiseà la,Haye^ Qtàfi^iieDt)pn^liQft- Muf tordwair« de Sa M^jeaté le vqï de Prusse. Us. put {aîtlWnti^t (l^au.tre dOiSavantos^ eit /sQlidfifi.ceinaî^ues «qr la Mg^, lise écviifkutdjas .i^e^Umeiitsde Spiuom. Q€^qu*il3.oiit,publié«uroett^«atièr^^ il^approbation de tout lem>iiàe,jfi^4\é traduiteu^flamand^^l^nM»foi6 Salma, Jibtairfs à Ama|erdam,etbomac^.de(leiHr$a.fU/a joiiltià

^ aa tr«ductK)a.uDe préfaoe et quelques jcemarquQs judioieiMeawr la miQà^}sk^ieriiej^iiii^p(i/i^^ G.e(qtti«eâit}de.lui vaut4«uaaiiv»i(Psix et mérite d'être )lu*

Il n*^st pas nécessaire de parleur loi deplnsiAurs é(«ivaio8iqiii ont attaqué les sentiments de .Spi)io;iya tout récemment à l*ACQasion d'un livre intitulé Hemel qp Aarden, le Paradis .^ur la Jsrre, composé par M. van LeenhofT, miuistre réformé à Zw-qU^ où r.QQ,pcétenà que ce miuistre bâtit sur les fondements de Spinoza. Ge&cboaçs

^ont trop récentes et trop connues àu p\ûiWe v^mt ^^^^^ii^lar ;<î!e3t pourquoi je passe Quire pourpar\çc ^\8LmoxV^^ç.^^\%T^^^^:*

Lit V« DK gtlSOÏA'. XXXV

DB U DEtIKIÈRE HÀLAblK DY SPINOZA Ef UTf S'A' MCfRî.'

Oha fSîrtantdfe différems i^pbrtfe'ef si pett*véW(âfl)lë«et(«cîratif Itf moït de Spinoza , qu*îl est* stirprienafnfqucf des gwis éclain^ s^ soient mis eu ffais d*èn ihfôrffier'lë ptrbilc" stir desfotrt-dîrej sati*' aupatavants'être iifieux inslliiit&eTit-métaicsf det^tjtt'îlkdéblfâièiir. Oh'lfotiveun échantillon dès ftussetés qn'ils avancent sur ce sujet* dans* Te Jghtagtàna^MpT'mê'k Amsterdam e?n lerW, oti' i*anteitr 6*ëïpriine ainsi:

c Tai OUÏ dire' qtier Si>ihtna' était tmn de- la petif qu'il avdr € ene d*êtl^ nrfs àiaBastillfer. Il'étafit^vtsm en France attiré par c deux personnes de qualité* qui atvaiènft' envie deië voir. M. de o Pomponne en fût averti; et comwe c*est un ministre fbrt'zélô « poorlà religionilnejugeapafsà^propeydé souffrir Spinoza ett^ € France, oîi il' était* capable de faire bien dlidésordre, et pour c Tenempôcberil ré3oliit dé le faire mettre^à là* Bài&tille. Spinoza, € qui en eut avis , se satmi eti habit de cordëlîer; mais je ne ga- « ranti» pas cette dernière circonstance. Gë^qtii'est certain est que c bien des personnes qui Tonlvu m'ont asstiré qu'il était petit, « jaunâtre, qû'il'avait quelque chose de noir dans' la physionomie; o et qu'il portait sur son visage uncaraetère de réprobation.»

Tout ceci n'est qu'un tissu de fables et de mensfmges^, car il est* certMh que Spinoza n'a été dé sa vie en France; er quoique des^ personnes de distinction aient tâcbé de l'y attirer, cotumeila avouét à ses HCIès, il les a cependant'bicB assuréiren méttie tetups» qu4P fl'èspôirairpas d'avoirjàmais assez* pcu'dèrjtrgement'pwir-fliireune telle telle. Oh jugera aisément' aussi par ce que je dir«i'ci»-après^ qu'il n'est nullement véritable qu'il soit mort de peur. Pour cet effet je rapporterai les circonstances de sa mort sanspartialîté, et* n'ayancerai rien sans preuve; ce que je suisen état* d'exécuter d'autant plus aisément" que c'est ici à la Haye qu'il est mort' et* entené.

Splhoaétait'd'ùne constitution' trèÉr-firible, malsain, maigre, et attaqué' de phthisië' depuis* plhs devingt'ansi ce qui Tobligeait à' vivre de régime et à'ôtte extréttement sobreen son boire et en son manger. Cependant, ni son hôte , ni ceux du Ib^ n^ (^its^^x^'oX pasquesaÛB fùt si proche, méme*peu-de temps ava.u\; c^u^X^imwX lè surprît, et n'en ayaientpntf' Ik moimlre penstfev cat \e ^ ^^-

Page 1