‹ Œuvres de Spinoza (volume 5)Chapitre 23 sur 109 · LA VIE DE SPINOZA. XXXIX · texte numérisé non relu

LA VIE DE SPINOZA. XXXIX

en fait <fe religion , il y a appareooe qu'ils ne se fuiseni pie linsi joués da terme de bienheureux qu'ils employaient; ouest-ce Bpi*ilsfi'en sont sertis selon le train ordinaire , qui souffre quelquefois Vabus qu'on fait de semblables expressions à Tégard même tepenumnes mortes dans le désespoir ou dans Timpénitence finale? Spiaoxa étant enterré, son hôte fit faire Tinventaire des biens ( nenbles qu'il aTait laissés. Le notaire qu'il employa donna un Dompte de ses yacations en cette forme : «Guillaume van den Hôte, € notaire, pour atoir travaillé à l'inventaire des meubles et effets c du feu sieur Benoit de Spinosa... t Ses salaires se montent à la somme de dix-sept florins et huit sous; plus bas il reconnaît atoir été payé de cette somme, le 44 novembre i677«

Rébeeca de Spinoza, sœur du défunt , se porta pour son béri> tière , et en passa sa déclaration à la maison où il était mort. Cependant, comme elle refusait de payer préalablement les frais de l'enterrement et quelques dettes dont la succession était chargée , le sieur Van der Spyck lui en fit parler à Amsterdam , et la fit sommer d'y satisfaire, par Robert Schmeding, porteur de sa procuration. Libertus Lœf fut le notaire qui dressa cet acte et le signa, le 30 mars 1677. Mais, avant de rien payer, elle voulait voir clair et saYoir si, les dettes et charges payées, il lui reviendrait quelque chose de la succession de son frère. Pendant qu'elle délibérait, Van der Spyck se fit autoriser par justice à faire vendre publiquement les biens et meubles en question, ce qui fut aussi exécuté; elles deniers provenant de la vendue étant consignés au lieu ordinaire, la sœur de Spinoza fit arrêt dessus; mais voyant qu'après le payement des frais et charges il ne restait que peu de chose ou fiendutout, elle se désista de son opposition et de toutes ses préleations. Le procureur Jean Lukkas, qui servit Van der Spyck en cette affaire, lui porta en compte la somme de trente-trois florins seize sous, dont il donna sa quittance datée du l^*" juin 1678. La vendue desdits meubles avait été faite ici à la Haye, dès le 4 novembre 1677, par Rykus van Stralen , crieur juré , comme il parait par le compte qu'il en rendit daté du même jour.

Il ne faut que jeter les yeux sur ce compte pour juger aussitôt <pie c'était l'inventaire d'un vrai philosophe; ou n'y trouve que Quelques livrets , quelques tailles-douces ou estampes, quelc^^i«& Morceaux de verres polis, des instruments pour \ea\)o\\T, ^V^» ^vtlea bardes qui ont servi à son usage, on voit encore cots^à^^

XL LA VIE DE frsXOZA-

il a été éconoroe et bon ménager* Un manteau de camelot ave culolte furent vendus vingt eï un florins quatorze, sons; un mnïileaujgrîs, douKC florins ipiatone soys; quatre iinceuli, & rins et huit sous; sept clicmises, neuf florins et six sous; an un traversin , quinze florins; dix-neuf col lets, un florin on^e cinq mouchoirs, douze sous; deux rideaux rouges» une ce pointe et une petite couverture de lit, six florins ; son orféi consistait eu deus boucles d'argent, qui furent vendues deu rins* Tout rinventaire ou rendue des meubles ne se montaîl quatre cents florins el treize sous; les frais de la vendue et chi déduites, il restait trois centnonante tlorius quatorze sous.

Voilà ce que j'ai pu apprendre de plus tiarticuUer touchi vie et la mort de Spiuosa* Il était âgé de quarante- quatre ans mois et vingt- sept jours* !L est mort le vingt el uniéti^ vrier i677T et a été enterré le 2S du même mois*

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