‹ Œuvres de Spinoza (volume 5)Chapitre 48 sur 109 · Voye» les Notcê marginaJes de Spinoza^ note lî · texte numérisé non relu

Voye» les Notcê marginaJes de Spinoza^ note lî

t. On ohserven quesrpAer, en héhieu, siguifle le plus soutcûl épllre o>i \cu\\\t\«

^Nole de Spino:ia.'^

allicince avec Dieu, il s'empressa d'écrire les lois que Dieu lui avait inspirées ; et dès le commencement du jour, après avoir accompli quelques cérémonies, il lut les conditions du pacte sacré devant tout le peuple réuni, qui dut sans doute les comprendre, puisqu'Û donna son plein consentement. 11 est donc bien établi par ces deux raisons, savoir, le peu de temps employé par Moïse pour écrire ses lois, et Tintention qu'il avait en les écrivant de les faire servir à une alliance entre son peuple et Dieu, il est, dis-je, bien établi que le livre dont nous parlons ne contenait rien de plus que ce que nous avons marqué tout à l'heure. Enfin c'est une chose très-certaine qne dans la quarantième année après la sortie d'Egypte, Holse expliqua de nouveau toutes les lois qu'il avait établies (voyez Deutéron.^ chap. i, vers. 5) et fit contracter an peuple, pour la seconde fois, l'obligation d'y être fidèle (iWrf., chap. XXIX, vers. 14) ; puis il écrivit un livre où étaient consignées avec l'explication de la Loi le renouvellement de l'alliance {Deutéron.j chap. xxi, vers. 9), et ce livre fut appelé Livre de la Loi de Dieu. Plus tard, Josué y joignit le récit du nouvel engagement qu'il fit contracter au peuple hébreu et qui fut la troisième alliance des Juifs avec Dieu [Josuéj chap. xxiv, vers. 35. 26). Or, comme nous ne possédons aucun livre qui contienne le second pacte de Moïse, ni celui de Josné, il s'ensuit nécessairement que le Livre de la Loi de Dieu • péri ; à moins qu'on ne veuille donner dans les folles conjectures du paraphraste chaldéen Jonatan, et tortnitr avec lui les saintes Écritures. Ce commentateur témértirs a très-bien vu la difficulté ; mais il a mieux aimé allértf la Bible qu'avouer son ignorance. Ce passage du livredi Josué {voyez chap. xxiv, vers. 26): « Et Josué écrivit (9 paroles dans le Livre de la Loi de Di^Uy » voici comment i les traduit en chaldéen : « Et Josué écrivit ces paroles,^ les fjarda avec le Livre de la Loi de Dieu. » Que dire à de interprètes de cette sotie, qui ne voient dans le texte d rÉcritare que ce qtf V\ \e\a ^\^V\. ôi^ \xwi^«t\ \'est-«i ■

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point comme s'ils supprimaient la Bible pour on fabriquer une autre de leur façon 7 Concluons donc, sans nous arrôter à de semblables conjectures^ que le Livre delà Loi de DieUf qu'il est certain que Moïse a écrit, n'est point le Pentateuque^ mais un livre tout différent que l'auteur du Pentateuque a inséré plus tard dans son ouvrago. Et cette conséquence, que nous déduisons rigoureusement de ce qui précède, va être confirmée d'unn manière éclatante par tout ce qui suit. Au passage dt^jâ cité du Deutéronome^ quand il est dit que Moise écrivit le Livre de la Loij l'historien ajoute que Moise le déposa entre les mains des prêtres, avec l'ordrti de le lire au peuple i des époques déterminées ; ce c[ui prouve bien que ce livre avait une étendue beaucoup moindre que le Pentaieuguâf puisqu'il pouvait être lu tout entier dans le temps d'une seule assemblée, et compris de tout le monde. Il ne faut point aussi perdre de vue cette circonstance, que de tous les livres écrits par Moïse, celui de la Loi de Dieu est le seul, avec le Cantique (composé un peu plus tard pour être également appris par tout le peuple), que Moïse ait ordonné de conserver religieusement. Par la première alliance, en effet, Molsc n'avait fait prendre d'engagenaent aux Hébreux que pour eux-mêmes ; mais par la seconde, les Hébreux engageaient aussi leurs descendants [Deutéron., chap. xxix, vers. 14, 15) ; et c'est pourquoi Moïse ordonna que le livre où était déposé ce pacte nouveau fût religieusement transmis aux enfants des Bèbreux, avec le Cantique, qui aussi regarde principalement l'avenir. Ainsi donc, d'une part, il n'est pas Pïonvé que Moïse ait écrit d'autres livres que ceux dont ^^ vient de parler; de l'autre, il est certain qu'il n'a ^xdonné de transmettre à la postérité que le petit Livre **e la Loi de Dieu et le Cantique: or, comme on rencontre ^H outre dans le Pentateuque un grand nombre de t^Usages qui n'ont pu être écrits par Moïse, il suit ^^ toutes ces preuves combinées que çcrsouTv^ xC^'sX ^*i àroitdedm que Moïse soit l'auteur du Pentateuque,

et même que cHtc opinion est contraire A la raison. Ici, on mo dtMuandcra peut être si Moï«e n'écrivîl pa? SCS lois au monn^nt môme où elles lui furent rt^v^lôcs, c'est-à-dire si, durant Tespaee de quarante anmV^s, de toutes les institutions qu'il avait données au pcuplo, il n'écrivit rien de plus que ce petit nombre de commandements qui étaient contenus, comme nousTavons dit plus haut, dans le livre de la première alliance. Voici ma réponse : alors mémo que j'accorderais qu'il parait vraisemblable à la raison que Moïse écrivit ses lois au lieu même et au n:oment où elles lui furent inspii-ées, il n'en résulte nullement que nous puisstîons aflinner qu'il les ait effectivement écrites de cette façon ; car il a été établi précédemment (;u'il ne faut rien affirmer touchant TÉerilure que ce qui est donné par TÉcriture elle-même, on ce qui peut en être léu:ilîmement déduîl; et quant à la pure raison, elle n'a rien ;\ démêler dans ces maticn»?. Mais ce nVi^t pas tout, la raison n'est point ici contrf nous, puisiiue rion u'empêohe de supposer que h* sonat communitiuait au peuple, par écrit, les édits de Vo^f* et dès lors l'auteur du Pvnfatcuque aura pu les recueillir et les insérer, chacun en leurranur, dans l'histoire delà nf de Moïse. Voi!à ce que j'avais A dire sur les cinq prcmi''r? livres de la lUble; il est temps de m'occuper des autri'î. Les mêmes raisons qui viennent d'être exposées ccntK l'authenticité du Pentafeuque s'appliquent au livn* * Josué. llcit clair, en ellet, que ce ne peut ètrcJosuO'lti dit de soi-même que sa renommée s'est rtendue parton'^ la terre (voyez Josiiéi chap. vii, vers, i), qu'il noa'^ rien de ce que Mi ise avait ordonné (i7/irf. , chap.vni.ii -^ ^ nier vers. ; chap. xi , vers. 15), qu'étant parvenu à uni?f , avancé, il assembla tout le peuple hébreu, enlîu<îO"j rendit le dernier soupir. En second Heu, on trouve J3*f ce livre le récit diî divers événements qui se sont pa?.^ j après la mort de Josué. Il y est dit, par excnipl»*. 1*[ le jîeuplo adora D'ieu, OL^tt^ \^ ^^>^V. ^^*- Josué , tant q* | vécurent les vieiUaris c\vi\ aN;î\<i\\\.N\3L\viV5A^^và-*'

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chap. xTiy vers. iO, nous lisons qu'Ephralm etManassë ne chassèrent point les Chcmanéens qui habitaient Gazer y mais (jne les Chananéens ont habité jusqu'à ce four avec les enfants tÉphratm, et en ont été tributaires. Or ce fait est certair nement le même qu'on trouve au chap. i du livre des hges. Ajoutez que les mo\% jusqu'à ce jour marquent évidemment que l'historien parle d'un temps Irès-c^loigné du «en. Je citerai encore un passage -tout semblable, où 11 wtquestion des fils de Jéhuda (chap. xv, dernier verset) , ainsi que l'histoire de Kaleb {ibid.y vers. 14 et suiv.). Il parait également que le fait de ces deux tribus , qui s'uni- Knt à la moitié d'une autre tribu pour élever un autel au del&du Jourdain (chap. xxii , vers. 10 et suiv.) , s'est passé iprès la mort de Josné, puisque dans toute la suite durécil il n'est pas dit un mot de lui , et qu'on y voit au contraire le peuple délibérer seul sur les affaires de la guerre, WToyer, de son propre chef, des ambassadeurs, attendre feur réponse et l'approuver. Enfin il résulte clairement to vers. 14 du chap. x que le livre qui porte le nom de fosaé a été écrit plusieurs siècles après sa mort. Ce ver- Wt porte en effet que ni avant ni après ce jour, aucun filtre jour ne s'est rencontré où Dieu ait obéi à la voix d'un homme, etc. Concluons de toutes ces preuves que, si Josué «écrit quelque liNrre , ce n'est pas le livre que nous avons •oos son nom , mais plutôt celui qui est cité dans le cours do môme récit, au chap. x, vers. 13.

Quant au livre des Juges^ je ne crois pas qu'aucun homme de bon sens se puisse persuader qu'il ait été écrit par les juges eux-mêmes, l'épilogue qui teigne Je récit (chap. xxi) montrant assez que l'ouvrage entier * été composé par un seul historien. On remarquera ^ outre que l'autour des Juges avertit en plusieurs endroits qu'aux temps dont il fait l'histoire, il n'y avait pas de roi en Israël ; ce qui prouve que ce livre a été écrit à répoqueoù les Hébreux eurent des rois à la tôte du gouvernement Jeoe m'arrêterai pas non plus bien longV.ciu^^ a\xx\Wk

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livres qui portent le nom de Shamnel , puisque le rèdt qui y est contenu se prolonge fort au delà de la vie de ce prophète. Je prie seulement qu'on fasse attention que cw livres sont postérieurs à Shamuei de plusieurs, siècles. Nous trouvons en effet au livre I (chap. ix, vers. 6) une sorte de parenthèse, où Thistorien nous avertit qa'autrt" fins, en Israël ^ cmx qui se disposaient à aller consulter Dieu disaient : Allons , rendons-nous auprès du Voyant; car on appelait alors Voyant celui qu' aujourd'hui on nomme Prophète.

Il ne nous reste plus qu'à dire un mot des livres des Jiois; car il résulte de ces livres eux-mêmes qu'ils ont été formés de différentes pièces^ savoir les livres des faits de Salomon (voyez Rois^ I, chap. xi, vers 5), les chroniques des rois de Juda (voyez iWd., chap. xiv, vers. 19-29), et les chroniques des rois d'Israël.

Concluons donc que tous les livres dont nous venons de parler successivement sont apocryphes , et que les événements dont on y trouve le récit sont racontés comme s'étant passés à une époque très-ancienne. S Ton considère maintenant la suite et l'objet de tous ces livres, on n'aura pas de peine à reconnaître qu'ils sont l'ouvrage d'un seul historien, qui s'est proposé d'écrire les antiquités juives depuis les temps les plus reculés jusqu'à la première dévastation de Jérusalem. Ces livres, en effet, sont si étroitement liés qu'il est visible, par «< unique point, qu'ils forment un seul et même récit, cobh posé par un seul et même historien. Aussitôt que l'histoire jde la vie de Moï?e est terminée, on passe immédistement à celle de la vie de Josué en ces termes : a Eti^ arriva, quand Moïse, le serviteur de Dieu, fut mort,f^ Dieu dit à Josué, » etc. Parvenu à la mort de Josué^ Tbi^ torien se sert de la même transition pour commencer l'histoire des juges. « Et il arriva, quand Josué fut nurt, gue les enfants d' Israël demandèrent à Dieu, » etc. Le li''* i de Buth est rattaché comm^ uue sorte d'appendice * ceiui des Juges : Et il amwi, au twiç* (jviftX^i v^^ I

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j&denty qu*il y eut famine en ce pays. C'est de la même façon que le premier livre de Shamuel est joint à celui de Mh^ et la même transition revient encore pour aller de ce premier livre au second, où Thistoire de David n'est pas terminée; cette histoire se continue au premier livre des Rois, qui en amène le second livre , comme il avait été amené lui-même par les livres précédents. Enfin Tordre même et l'enchaînement des récits historiques mar* qaent aussi l'unité de plan et d'historien. On commence en effet par nous exposer la première origine de la nation hébraïque; puis on arrive, en suivant l'ordre des temps, aux lois de Moïse, aux circonstances où il les donna aux Juifs , aux prédictions qu'il y ajouta ; on raconte ensuite comment le peuple hébreu, ainsi que Moïse l'avait prédit, entra dans la terre promise {Deutéron», chap. vn), et abandonna les lois de Dieu [ibid.^ ch. xxxi, vers. i6) aussitôt qu'il y fut entré, d'où résultèrent pour loi une foule de maux {iàid.y vers. 17) ; comment il voulut parla suite se donner des rois [Deutéron., chap xvii, verset J4), dont le gouvernement fut malheureux ou prospère, suivant qu'ils s'écartèrent de la loi ou y furent fidèles (t^*(/., chap. xxviii, vers. 36 et dernier verset), jusqu'à ce qu'enfin l'empire hébreu fut détruit, comme l'avait également prédit Moïse. Pour tous les autres faits qui n'ont point de rapport à l'observation de la loi, on les passe sous silence, ou bien on renvoie le lecteur à d'autres historiens. Il est donc évident que tous ces livres conspirent à une seule fin , qui est de faire connaître les paroles, et les commandements de Moïse, et d'en prouver l'excellence par le récit des événements. Nous arrivons donc , par trois ordres de preuves , savoir : l'u- Qité d'objet de tous ces livres, leur étroite liaison, et leur caractère apocryphe, nous arrivons, dis-je, à cette conclusion qu'ils sont l'ouvrage d'un seul historien.

Quel est cet historien? je ne puis plus répondre ici Tune manière certame ; toutefois, je suis Ites-^otV.^ ^ roire qae c'est Hezraa; et voici quelques tai^ou^ ôiîxwi

166 thaité

certain poids qui autorisent ma conjecture. Proir ment, puisque cet historien, que nous savons être que, continue son récit Jusqu'au temps de la liber Joachim, et qu*il ajoute ensuite que lui-même a pris à la table du roi tout le temps qu'il a vécu (est-ce chim,oulofils de Nébucadnesor? c'est ce que W peut dire , le sens du passage étant fort équivoqi s'ensuit que ces livres n'ont pas été écrits avant H€ Or rÉcriture ne dit point qu'il y ait eu à cette ép aucun personnage, hormis Hozras (voyez Hezras,c\ vers. -10), qui se soit appliqué à la recherche de 1 divine et qui ait été un scribe diligent dans la 1 Moïse (voyez ibid.^ vers. 6). Je ne vois donc qu'H qui puisse être l'auteur de ces livres. De plus, noi vous, par le témoignage que l'Écriture porte de qu'il s'était appliqué , non-seulement à rechercher de Dieu, mais aussi à la mettre en ordre; aussi trou nous CCS paroles dans Nchémias (chap. viii, vers. 9] ont lu le Livre de la Loi de Dieu expliqué^ et s'y étan dus attentifs, ils ont compris l'Ecriture, Or, comme savons que le Deutéronome contient , non-seulem( livre do la loi de Moïse (ou du moins la plus grande tie de ce livri?), mais encore une foule d'insertions tées pour l'explication plus complète des choses , j< porté à croire que le Deutéronome est justement ce de la Loi de Dieu, écrit, disposé et expliqué par H( qui fut lu par les Juifs dont parle Néhémias, Qae me demande de prouver qu'il se rencontre dans le téronome des passages insérés pour l'éclaircisseme texte, je rappellerai que j'en ai cité deux de cette es quand j'ai discuté plus haut les sentiments d'i Hezra, et j'en pourrais ajouter ici un grand nombre très : par exemple , nous lisons au chap. ii vere « Quant au pays de Sékir, les Uorites l'ont habité aittr mais les enfants d'IJésaii les ont chassés et exterminés, se sont établis dans cette contrée, comme a fait le / d'Israël dans la terre que Dieu lux a dQWtvfte\^^iur hérit

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Ce passage est destiné à éclaircir les vorsots 3 et 4 du môme chapitre, c'est-àdire à expliquer comment les enfants d'Hésaii , en occupant la montap;ne de Séliir, qui Ifinr était échue en partage, ne la trouveront pas inhabitée, mais la conquirent sur les Horiti^s, qui en étaient avant eux les possesseurs, à l'exemple dos Isia'''liles, qui après la mort de Moïse chassèrent et détruisirent le peuple chananéen. De même encore les vers. C, 7, 8 et 9 du cbap. X du Deutéronome sont une parentlièso ajoutée aux paroles de Moïse. Tout le monde reconnaîtra en effet que le vers. 8, qui commence par ces mots ; En ce temps-là Oieu sépara la tribu de Lcvi, etc., doit Ctic rapporté au j versets, et non point à la mort d'Aliaron, dont Hezras ûe parle ici /ju'à cause que Moïse, dans le récit de l'adoralion du veau , avait dit (voyez chap. ix, vors. 20) qu'il ftvait prié pour Aharon. L'auteur du Deutéronome explique ensuite le choix que Dieu fit, au temps dont parle ici Moïse, de la tribu de Lévi, et cela pour montrer la cause de celte élection et faire voir pourquoi les Lévites ïi'eurent poiut de part à l'héritagti de leurs frères; puis U reprend le fil de son histoire et la suite des paroles de Vloïse. Ajoutiez à tout cela les preuves qu'on tire de la préface du livre , et de tous les passages où il est parlé leMoï^e à la troisième personne ; pour ne rien dire dune onle d'autres passages qu'il est impossible aujourd'hui le reconnaître, mais qui ont certainement été retouchés ^arle rédacteur du Deutéronome^ ou môme ajoutés par cddans l'intention de rendre plus claires, pour les homnés de son temps, les paroles de Moïse. Et certes si nous KMsédions aujourd'hui le hvre même que MoLse a écrite 3 suis convaincu qu'en le comparant à l'Écriture , nous pouverions de grandes différences, non-seulement dans 28 mots, mais même dans l'ordre et dans l'esprit de& réceptes. Quand, en efftjt, je compare seulement le Dôdogue du Deutéronome slsqc celui de VExode ( où l'hisare du Décalogue a proprement sa place \, ^^ \xç>\is4. ii'ils diffèrent de tout point : ainsi \e qviîiUviva^ Y^^- .

cepte, non-seulement n'est pas donné de la mèn

dans les deux livres, mais il est beaucoup plus dé

dans le Deutéronome ; et la raison sur laquelle i

1 en ce dernier livre est toute différente de celle qu

I V Exode. Enfin Tordre dans lequel est expliqué le

\ précepte du Décalogue du Deutéronome n'est pas 1

] ordre que VExode a suivi. J'incline donc à peu

\ toutes ces différences et d'autres semblables so

,\ vrage d'Hezras, qui les a introduites en voulant e:

:;' la loi de Dieu aux hommes de son temps ; et pai

\ quent, j'admets que le Deutéronome n'est autre cl]

le Livre de la Loi de Dieu commenté et embelli par

'^ Je crois aussi que le Deutéronome est le prend

qu'Hezras ait écrit, et ce qui me porte à cette coi^

; c'est que ce livre contient les lois de la patrie, c'es

} ce dont le peuple a le plus besoin. J'ajoute quelc

ronome ne fait point suite , comme les autres li

l'Écriture, à un ouvrage précédent; il commence

en ces termes, dégagés de tout lien avec un (

antérieur : « Voici les paroles que Moïse y n etc. Apr

• terminé ce livre et enseigné au peuple l'antiq

Hezras s'occupa , si je ne me trompe , de compo

\ histoire complète de la nation hébraïque, depuis

mencement du monde jusqu'à la destruction de

lem, et il inséra dans cette histoire, au lieu conv

le livre précédemment écrit du Deutéronœne ; et a

cha aux cinq premières parties de son histoire le

Moïse, c'est probablement parce que la vie de M(

fait la partie principale. Par la même raison, il de

cinquième livre le nom de Josué, au septième,

da livre des Juges, au huitième, le nom de Ruth, ;

vième et peut-être aussi au dixième, le nom de Sh

enfin au onzième et au douzième, le nom de livi

Rois. On me demandera maintenant si Hezras mit

nière main à son œuvre, et l'acheva selon son dési

ce qu'on verra au chapitre suivant.

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