‹ Œuvres de SpinozaChapitre 178 sur 199 · J. U. D., CONSEILLER DE L'ÉLECTEUR DE MAYENCE · texte numérisé non relu

J. U. D., CONSEILLER DE L'ÉLECTEUR DE MAYENCE

Monsieur ,

J'ai lu le mémoire que vous avez eu la bonté de me faire tenir, et c'est une communication pour laquelle je vous suis extrêmement redevable. Je regrette de ne pas avoir, en un endroit, entendu assez bien votre pensée, que vous avez assurément expliquée avec une clarté suffisante : quand vous recommandez de ne donner aux verres que la plus petite ouverture possible, n'est-ce pas parce que les rayons qui viennent d'un certain point de Tobjet ne se réunissent pas exactement sur un autre point correspondant, mais bien sur un petit espace qu'on a coutume d'appeler point méca<» nique, et dont l'étendue est plus grande ou plus petite suivant celle de l'ouverture? Je vous demanderai aussi si ces lentilles, que vous nommez pandoches, détruisent cet inconvénient: je veux dire, si le point mécanique ou petit espace où se réunissent, après la réfraction, les rayons qui partent d'un point de l'objet, garde toujours la même grandeur, quelle que soit celle de l'ouverture ? Car, supposé qu'il en soit ainsi, on pourra augmenter tant qu'on voudra l'ouverture de ces lentilles , et alors elles seront bien supérieures aux verres de toute autre forme ; autrement je ne oompreodais

Page 1