La composition en mathématiques, ft
n faut encore accorder i heures en sus pour la version hébraïque ( S 16, RemarqueM).
Ces quatre jours ne doivent pas se succéder immédiatement. Pour les compositions en allemand et en btin, on choisira cinq heures d'avant midi.
n n^esl pas permis d'achever la composition à moitié, en sorte que relève en fasse une partie avant midi et Tantre après-midi , et que Télève ait ainsi à lui un temps intermédiaire de non-surveillance.
Prescription pour Vexamen par écrit.
Pour les compositions il n'est accordé aux élèves d antre secours que les dictionnaires des langues enseignées et les taMes mathématiques. Ces compositions sont faites dans une des salles du gymnase , sous la surveillance constante et alternative d'un des maîtres, membre de la commission d^examen , qui est responsable de l'exacte observation des prescriptions établies. Tmne composition doit être écrite sur des feuilles entières et pBées, d'une manière lisible , sous la surveillance d'un même maître, qui doit surtout faire aticn!i« è ce que la eompositioo soit achevée sans
COOSIlf. — VOME m.
interruption , transcrite et remise. Dans un procèsverbal particulier, dressé sur l'examen par écrit, chaque maître déclarera dans quel temps, pour quelle matière il a eu la surveillance et à quelle heure chacun des élèves a achevé son travail. Celui qui, le temps prescrit écoulé, n'a pas encore fini son travail, doit le donner non achevé.
L'élève qui, pour cause de maladie, ne peut subir en temps utile son examen par écrit, aura, dans le cas oè il persisterait dans sa demande, de nouvelles matières de composition.
Correction des compositions.
Les maîtres respectifs sont tenus de revoir et de corriger scrupuleusement ces compositions, d'exprimer leur jugement sur le rapport qui existe entre les travaux actuels et les travaux ordinaires de Télève, de remettre d'abord ces compositions au directeur qui h son tour est chargé de les remettre (après que tots les membres de la commission d'examen les auront lues ) au commissaire royal , avec le procès-verbal dressé sur Texamen par écrit.
D'après les circonstances, le directeur est libre d'ajouter encore d'autres travaux que les élèves ont composés pendant la dernière année. Mais ces compositions ne constitueront pas la base de la décision que prendra la commission d'examen. Elles aideront seulement les membres à se former nne idée claire et à porter un jugement solide de la capacité des élèves.
Examen oral. — Nombre des élevés à examiner. — > Temps fixé pour Vexamen,
L'examen oral aura lieu avec le même soin , quel ({ue soit le nombre des élèves à examiner. Là, où il y a pins de huit élèves à examiner, l'examen oral sera remis à deux termes et même plus, suivant le nombre des élèves. Le choix de Tépoque et des matières de Texamen sera fixé par le commissaire royal.
Juges de Vexamen oral.
Seront présents à l'examen oral, tous les membres de la commission d'examen, de même que les maîtres du gymnase, qui ne font pas partie de cette commission. Les autorités locales de l'école (quand il y en a) seront particnlièrement invitées par te directeur.
HE L'INSTRUCTION SECONDAIRE
Obligations des examinateurs.
Les maîtres sont chargés de Texamen oral dans les matières qu'ils ont enseignées en première , à moins (jue le commissaire royal n'ait des raisons particalières pour choisir d'autres examinateurs. On doit attendre des maîtres qu'ils se servent d'une méthode convenable, qu'ils laissent à Télève la latitude nécessaire pour s'exprimer avec lucidité et précision , et qu'en général ils conduisent l'examen de manière à découvrir le degré réel de savoir de ceux qu'ils interrogent. Quoique Texamen oral ne soit pas destiné à repasser les compositions des candidats, les maîtres sont libres d'y rattacherquelquefois leurs questions. Il dépend de la volonté du commissaire royal non-seulement d'imprimer à l'examen, par l'arrangement des objets, la marche qui lui semble convenable, mais encore de se charger lui-même de divers objets de l'examen.
Objets de V examen oral.
Examen oral.
Les élèves seront interrogés :
i . Dans la langue allemande , sur la grammaire générale , sur la prosodie et la métrique , sur les époques principales de l'histoire et de la littérature nalionale. Il faut aussi s'assurer si les examinandi ont lu avec fruit quelques ouvrages d'auteurs classiques nationaux.
â« En latin , les examinandi auront à traduire et à analyser des morceaux choisis de Cicéron , Salluste , Tile-Live , Virgile et Horace , afin de faire connaître leur capacité à saisir rapidement et à rendre avec goût la pensée de l'auteur, ainsi que leurs connaissances grammaticales et archéologiques. L'examen aura lieu ensuite en langue latine , où chacun est à même de montrer par un discours bien lié et concis , les progrès qu'il a faits dans cette langue.
5. En grec , les élèves expliqueront et analyseront quelques morceaux faciles de prose , notamment quelques passages d'Homère ( dont une partie n'ait pas été lue dans l'école). L'examinateur aura soin de sonder les connaissances des élèves par des questions sur la grammaire et sur les objets relatifs à l'histoire , à la mythologie et à l'art des Grecs.
4. L'examen de français consistera dans l'explication de quelques morceaux choisis des auteurs classiques français. Pendant cette explication l'élève pourra montrer jusqu'où il sait parler la langue française.
5. Quant à la religion , il faut voir s'ils connaissent suffisamment la doctrine chrétienne, dogme et morale , les époques principales de l'histoire de l'élise chré-
tienne , et en général le résamé de l'Écritiire sainte, et s'ils ont lu quelques passages du Nouveau Testament avec intelligence et avec fruit.
6. Quant aux mathématiques , il faut s^assorer de la solidité et de l'étendue de leurs connaissances dans les diverses parties de la science (indiquées spécialement g 2,8 et n^ 6).
7. Relativement à l'histoire et à la géographie, il faut s'assurer si les élèves possèdent nn aperçu clair de Tensemble de l'histoire , et s'ils ont acquis une connaissance exacte de l'histoire ancienne, principalement de l'histoire grecque et romaine , ainsi que de Tbistoire allemande et nationale, et s'ils sont assez avancés dans les éléments de la géographie mathématique, physique et politique.
Les examinateurs doivent s'abstenir de toutes questions qui entreraient trop dans les détails.
8. Dans l'histoire naturelle, on demandera une connaissance de la classification générale des produits de la nature , un coup d'œil juste et un talent exercé à décrire avec exactitude.
9. Dans la physique , une connaissance exacte des lois générales de la nature , principalement des lois qui peuvent être démontrées mathématiquement , sans employer cependant le calcuUplus élevé.
dO. Quant à la propédeutique philosophique, il faut voir si les examinandi peuvent se rendre compte d'une manière claire et distincte des principes élémentaires de la psychologie et de la loigique ordinaire , notamment de la notion , du jugement , du raisonnement, de la définition , de la classification et de l'argumentation ou syllogistique.
Remarquée I. Ce que nous avons dit n<* d , sur l'examen dans la langue allemande est de même applicable aux gymnases du grand-duché de Posen, où la langue polonaise est en grande partie la langue maternelle des élèves. Là encore les élèves allemands sont examinés en polonais , comme les élèves des autres gymnases sont examinés (n** 4) en français.
Remarque H. Les élèves qui veulent se vouer aux études de théologie et de philologie auront à expliquer et à analyser grammaticalement quelques passages tirés d'un des livres historiques de l'Ancien Testament.
Remarque ill. Quant aux élèves qui croient avoir approfondi tel ou tel objet d'enseignement plus qu'on ne l'exige, il faut agir d'après le § 16, Remarque 111.
Limitation des objets de Vexamen oral.
11 dépendra de l'équité et du jugement loyal de la commission d'examen de limiter l'examen oral relativement aux objets sur lesquels les examifumêi au-
DANS LE ROYAUME DE PRUSSE
Riieot déjà à peu près satisEtti dans leoneompositions. En |»areil cas , la règle est d'interroger relève sitHonl sur les poinl8 qu'il o'a pas saffisamment traités dans •es compositions, ou de faire porter Texamen oral principalement sur des sujets où Ton attend que tel ou tel élève se distinguera d'une manière particulière.
§ 25, Procès-verbal de Vexatnen oral.
On dressera de Texamen oral un procès-verbal exact sur une feuille pliée. L'btroduction à ce procès-verbal que le directeur aura faite ou aura fait faire par un des mallres examinateurs , avant le commencement de Texamen même , doit contenir les noms des membres présents de la commission d'examen , le nom et les prénoms , le lieu de naissance, la confession , l'âge , et le temps du séjour des élèves au gymnase en généml et en première spécialement.
Délibéralicn #«r le résultat de V examen : décision.
L'examen oral fini , les examinés se retirent. C'est alors qu'on délibérera sur le certificat à délivrer , en conséquence du résultat de l'examen toul , et d'après la conduite et l'intelligence que l'examiné a montrées en général pendaut son séjour au gymnase. Les maîtres des divises branches d'enseignement porteront, chacun à leur tour , un jugement exact sur les connaissances spéciales de l'examiné. Ce jugement sera l'objet d'une délibération. Dans le cas où les opinions seraient loin d'être unanimes , il faudra procédera la majorité des suffrages. Là , chaque membre de la commission d'examen , y compris le commissaire royal , a une voix ; le membre le plus jeune de la commission vote le premier, et le commissaire royal le dernier. Si quelque membre, après avoir déjà voté, trouve que le vote d'un antre membre est mieux fondé que le sien , il peut retirer son vote et voter définitivement. S'il y a des deux eôtés le même nombre de pour et de contre, c*esl alors la voix du commissaire royal qui décidera. Celui-ci , quand il voit que la majorité des suffrages remporte déjà avant qu'il ait donné le sien, doit , sans nulle autre forme de procès , confirmer la décision , ou , s'il la croit contre sa conscience , la rejeter. Mais alors il exposera à la commission d'examen les motifs de son refus , el il mettra sous les yeux des membres Ir proeès-verbal du résultat de l'examen et des com- IKisitions.
Censure.
Dans ladélibéiration qui a lieu après l'examen oral.
il faot, conformément aux notes de censure qui ont été remises , asseoir un jugement général sur le travail * la conduite morale et la maturité du caractère des candidats, attendu que ce jugement doit trouver place dans le certificat.
Principes d'après lesquels se délivre le certificat de maturité.
Les principes suivants présideront à la délibération finale.
On accordera le certificat de maturité : a. d . Si l'élève a conçu avec justesse le plan de sa composition en langue maternelle , s'il en a ordonné l'ensemble logiquement , traité le sujet judicieusement, dans un style clair et convenable; si, de plus, il a montré une connaissance solide des principales époques de la littérature nationale. Des fautes grossières de style, de la diffusion et de l'obscurité, l'orthographe et la ponctuation très-négtigées , sont des motifs légitimes de douter de la capacité d'un élève.
2. Si les compositions laiines sont exemptes de fautes grammaticales et de germanismes frappants, si l'élève s'exprime aisément et s'il comprend avec facilité un petit nombre de passages difficiles de Cicéron , Saltusle , Tile-Live , et parmi les poètes, les Églogues, l'Enéide de Virgile et les Odes d'Horace ; s'il connaît suffisamment la quantité et la métrique.
3. Si , dans la langue grecque , il possède les éléments de la grammaire et les principales règles de la syntaxe, et s'il sait expliquer sans préparation préliminaire riliade et l'Odyssée , Hérodote , la Gyropédie et l'Anabase de Xénophon , ainsi que quelques dialogues courts et faciles de Platon.
4. Si la composition française est en général sans fautes et si l'élève explique couramment quelques morceaux faciles choisis dans les poètes ou dans les prosateurs.
5. S'il fait preuve d'une connaissance claire et exacte de la doctrine chrétienne , dogme et morale , jointe à une vue générale de l'histoire de la religion chrétienne.
6. S'il se montre capable en mathématiques , s'il est habile dans le calcul ordinaire, dans les éléments de l'algèbre et de la géométrie , s'il n'ignore pas le binôme , s'il traite avec facilité les équations du premier et du deuxième degré, s'il sait faire usage des logarithmes , s'il est suffisamment exercé dans la trigonométrie rectiligne , et principalement s'il a fait preuve dlntelligence par un discours bien ordonné dans l'ensemble des propositions qu'il a développées.
7. S'il prouve qu'il a une idée nette et claire de la configuration des pays, qu*il peut se représenter dis-
DE L'INSTRUGTiQN SEC01ID»E
tînclement saut k carte la surface de la terre, le eovrt 'dei principaux fleuret , la poeîtion des montagnes , etc. S'il est versé dans la description politique da globe et de ses diverses parties , s'il saisit d'un coup d'oeil juste et rapide Tensemble de Thistoire ; s'il est an courant de rhistoire des Grecs et des Romains , ainsi que de rhistoire allemande , et spécialement de Thistoire de Prusse.
8. Si, enfin , quant à la physique , il est parvenu à une intelligence claire des principes premiers des propriétés générales des corps , des lois de l'équilibre, du mouvement , de la chaleur, de la lumière , du magnétisme et de réteclricité. Si , dans la description de la nature , il a acquis une connaissance suffisamment fondée des classifications générales des produits de la nature.
9. On exige encore que ceux qui veulent se vouer aux études de tliéologie et de philologjie sachent lire couramment rbébreu, et qu'ils connaissent les éléments de la granunaire et les règles principales de la syntaxe, et qu'ils soient à même d'expliquer quelques passages faciles tirés d'un livre historique de l^Aneien TeataBseni ou d'uB psaume.
b. Pour ne point s'opposer au libre développement des talents naturels , on délivrera également le certificat de maturité à celui qui , ayant satisfait à ce qui est exigé en allemand et en latin , montre dans les deux langmes anciennes ou dans les mathématiques , une connaissance beaucoup plus approfondie qu'on ne demande , lors même que cet élève n'aurait pas donné sous d'autres rapports des résultats bien satisfaisants.
«. Quoiqu'il ne faille nullement faivcnriaer cette espèce dedégoût que montrent quelques élèves pour des études qui ne paraissent pas devoir leur servir dans la carrière qu'ils comptent embrasser on jour, il peut cependant y avoir, surtout parmi les candidats d'ua j^e avancé , des eu où l'équité aussi bien que l'intérêt du service de r£lAt, exigent d'avoir égard, dans la question sur la maturité , à la profession à laquelle le candidat se destine-, et de modifia là-dessus la décision è prendre. Pour de sembUblescas, qui ne sont absolument qu'exceptionnels , et qui doivent être justifiés d une manière spéciale , c'est à la loyauté consciencieuse de la commission d'examen à décider s'il faut délivrer le certificat de maturité à un élève qui n'a pas répondu à tous ks points de a, mais qui a satisfait sur la langue maternelle p sur la langue latine , et de plus sur les eèjets de l'examen qui se rapportent à sa carrière future*
d. Enfin , celui-là sera déclaré nan mûr qui ne satisfit pas même à ce qu'on exige lettre s»
Après que la coawission d'examen aura achevé conformément aux paragraphes 4 1, 27 et 98, le cer-
tificat de chaque candidaA, et quu U décision finale aura été nùse dans le procès-verbal s^é de tons les «abres de la commissâon d'examen , lea examinés sont rappelés dans la salle, où le commissaire royal leur fait connaître ceux qui méritent ou qui ne méritent pas le certificat de maturité. Là, ceux qui sont déclarés mûrs , apprendront qu'ils peuvent quitter l'école à la fin du semestre et passer à Toniversité. Ceux qui n'ont pas été jugés mûrs, recevront le conseil de fréquenter l'école encore pendant quelque temps , si toutefois il y a à espérer qu'ils suppléeront ainsi aux connaissances qui leur manquent. Après un laps de temps de six mois, ils peuvent se présenter de nouveau ( § 55) pour gagner le certificat de maturité. Si la cause ée b nonmaturité repose sur le manque de disposilions naturelles , le directeur doit , conjointement avec les antres maîtres , exhorter sérieusement l'élève de choisir une autre destination. Si un tel élève persévère dans l'intention de fréquenter l'université , il obtiendra , sur son instance , le certificat du résultat de son examen.
CerUfical.
D'après le procès^verbal et les notes de eensuie, le directeur composera en allemand le certifient , qu'il soumettra ensuite à tous les membres de la oousnission d'examen. Le certificat mis au net sera d^abord signé par le c^munissaire royal , qui apposera son seeun . De là il passera à la signature du membre du scolarchat , de l'éphorat on du curatoire. Ensuite le directeur y apposera le sceau de l'école, avec sa signatnre. Les signatures des autres membres de b commission d'examen y seront ajoutées les dernières*
Forme du eerdfieat.
Voici le modèle de certificat , qui eomknt la vérîuble caractéristique du candidat , aoos le rapport de kl conduite, des Cacultés tntellectuelles et de leor développement.
CERTIFICAT DE MATURITÉ pooa l'élève nu cwifASB ve
M. (wmei^éwmu) de (lieu denais$an€e) âgé
{eanfemm) , fila de (nsns d
éUU du père) à (domicile de cètmir^ )
Sous la tutelle de ( nom du luieur ) à
( domicile )
A été ( onn^e ) au gymnase à
( lieu) ( anméee) dans la première dusse .
DANS LE ROYAUME DE PRUSSE
I. Coodnile eiiTen les owndiscîples , enTers les tapéneurt , et moralité en général.
Retnar^Mê I. Ici , il faut apprécier la régularité , la conrenance et la moralité du candidat en général, nonseulement au dedans de Técole , envers ses maîtres et ses camarades , mais encore en dehors de Técolc , et d'après les notes de classe (Schul-censuren) , porter sur toute la conduite de l'élève un jugement qui exprime clairement le degré de sa capacité morale et delà maturité de son caractère.