‹ Œuvres de Victor CousinChapitre 121 sur 212 · RÉCAPITULATION · texte numérisé non relu

RÉCAPITULATION

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Dl IMITAT.

LVBSÉa 1881.

Rixdal.

Jir.

Riidal.

Prone orientale el occidentale.

13 gymnases.

Brandeboorg . . 18 —

Pomérauie • . . 8 ~

Silëaie ao —

Poscn 3 —

Saw M —

Weatphalie. . . 10 —

ClèYcs-Berg. . . 10 —

BM-Rhin. ... 7

Sont

Remarquez que dans ces dépenses ne sont pas com- (Mrises celles des établissements d'instruction secondaire autres que les gymnases , ni celles des séminaires philologiques, ni même celles des séminaires pour les écoles savantes.

Voilà donc 1,680,000 fr. consacrés parlÉtat, en Prusse , à cent dix collèges. Cette dépense est assurément considérable pour un État de moins de 15,000,000 d'habiunu, et qui a d*ailleurs Uni de charges : chez nous, pour 32 ,000,000 d habitanU, Pinstruction secondaire tout entière , ayec ses annexes , école normale , etc., tire 1 ,522,000 fr. des fonds de TÉlat , et il 9,000 des fends dits de Tuniversité, c'està-dire en tout un peu moins qu'en Prusse. Et encore , ceUe somme de i, 641, 000 n'est ptèini répartie, çonnie en Prusse , entre un nombre convenable de collèges ; elle est entassée sur trentenieuf collèges royanx, tan

DE LMiNSTRUCTlON SEGOINDAIRE

nombre de trois cent vingt, ne tirent pns one obole de rÉtat.

Je ne Teux pat terminer cette stalisdqae, sans expliquer la Traie nature de différents établissements sur lesquels il s'introduit, en France, des notions trèserronées ; je veux parier de ces écc^es que Ton appelle en Prusse, comme dans toute l'Allemagne, ReaU^Metu On s'imagine que ces sortes d'écoles sont des éubltssements intermédiaires entre l'instruciion primaire et les gymnases, inférieurs aux uns, sopérieors aux autres ; et on part de là poor réclamer dans notre pays des écoles de ce genre. Rien de tout cela n'est exact. On a enfin reconnu , en France , l'anDée dernière, l'impérieuse nécessité d'établissemencs d'instruction publique appropriés aux besoins de ceox qui ne se destinent point aux professions savantes, et auxquels en même temps ne suffisent pas les écoles élémentaires proprement dites : de là la belle création , dans la loi du 28 juin , des écoles primaires sapé- Heures. Ce même besoin , depuis longtemps reeonno en Prusse , comme dans toute rAllemagne , a%'ant que le gouvernement y satisfît dans la loi , s'était en qeelque sorte satisfait lui-même par la formation spontanée d'établissements qui, en opposition aux gymnases appelés généralement écoles savantes, Gelehrieschulen , reçurent autrefois la dénomination de Retdsehtden, écoles réelles. Dans certaines localités , on les avait appelées écoles moyennes, Millelschulen; dans d'autres encore Bûrgerschuîen, écoles bourgeoises. Ce dernier nom est le plus commun. C'est celui qui a préralu et qui a passé dans la loi qui, en 4819, a codifié Tinstruction primaire. Dans oetle loi , la ReaUekuie , la MiUelschule, la Burgerschnle ne sont pas distinguées, et font partie de l'instruction primaire : eHes en con* stituent le degré supérieur. Cette instruction primaire supérieure n'est nallement professionnelle , comme on le croit. Elle ne forme point des artisans poor tel on tel métier , mais des hommes et des citoyens en général, précisément pour préparera toutes les prolesaioos. Seulement , dans certaines localités, ces écoles primaires supérieures renferment quelques cours additionnels relatifs à certains besoins industriels de la population , et notre loi laisse à toute commune la même latitude , sous la condition q«e ces cours additionnels n'altéreront pas le caractère général de Péoole primaire. Quand donc on demande au ministre de l'instruciion publique dimporter en France les Realschulen de TAliemagne, on ne sait ce qu'on lui demande; car ce qu'on lui demande , il l'a déjà fait.

Un autre genre d'établissement a donné lieu à un malentendu |^us grand encore, savoir, les Gewerb" schulen. Ce sont, à proprement parler, nos écoles d'arts et métiers. Ces écoles ne ressemblent pas plus

dis que tons les autres collèges dits commnnauK , au j aux Reahchulen qu'aux gymnases. Elles ne font partie

lUMS LE ROYAUME DE PRUSSE. 213

?nme ; c'en on étaUkcaaeDt muidpal ; îl c«t récent, ei on m'assure que plus il se développe « plus il tend à se rapprocher des antres gymnases et à se coofoudre presque eniièremeot avec eux. Quand nous Tavons examiné à Berlin eu 1831 , H se distinguait seulement des autres gymnases par quelque infériorité dans les études littéraires et une supériorité marquée dans les études scientiiiques.

Pour qu'on puisse juger en parfaite connaissance de cause des ressemblances et des différences de renseignement du Real-gymnaiium et de celui des autres gymnases de Berlin, nous donnerons ici le programme détaillé , classe par classe , des leçons du RetU-gymnasium pendant Tannée 1831 , avec le programme correspondant des leçons de Fun des gymnases royaux de la ville de Berlin pendant la même année.

ni de TÎMlroelitMi primaire , ni de rinstfwdioo secondaire. Elles sont professionnelles , et par conséquent elles n*«pptitieBneiit pas même au minislère de Tinitniction publique, mais à celui de Tintérieur. Quand M demande au ministre de Tinstruction publique, en France , de fonder des établissements analogues aux Gewerbschulen de rAllemagne, on lui demande ce qu*il n'a pas même le droit de faire ; car il empiéterait sur les attributions du ministère des travaux publics et du commerce. Je recommande même à la solliciuide de ce dernier département ces cours équivoques d'instruction commerciale qui , depuis quelque temps, ont été annexés, contre Un nature des choses, à plusieurs de nos collèges, et qui ne sont , à proprement parler, ni commerciaux ni littéraires. Si on veut multiplier les écoles de commerce , les écoles d'arts et métiers , les établissements industriels, qu'on le fasse ; mais qu^on leur donne le caractère spécial qui leur appartient , et surtout qu'on les place sous une autorité qui paisse les surveiller et les gouverner utilement. Nous , conseil'royal , inspecteurs généraux , recteurs, nous ne sommes nullement propres à cela.

II reste à nous expliquer sur un établissement particulier d'instruction secondaire dont le titre pourrait induire en erreur ceux qui s'arrêteraient à ce litre ; à savoir le Real-gymjuuium de Berlin. On pourrait s'imaffîner que ce gymnase est uue sorte de collège ?* Caïc"^ «leçon».

. . • • • I , • . • 1 n I • 3o Histoire, 3 leçons:

mdnstnel ; il n en est pomt amsi. Le Real-gymncuium est au gymnase ordinaire ce que la Reahchule est à la Burgerêehule ^ c'e^tr^-âlre au fond le même établissement avec quelques nuances dans la forme. Nous avons dit que la Realschule n'est point une institution industrielle , comme la Gewerbschule, mais quelquefois elle renferme des annexes industrielles en plus grande quantité que la Burgerschtde, Il en est de même du Real-gymnanum comparé au gymnase ordinaire. Il n'a rien de professionnel et de commercial, et il comprend les mêmes matières d'enseignement que les autres gymnases, mais avec une répartition un peu différente. L'enseignement scientifique y est en général plus élevé que l'eBseignemeni littéraire ; les mathématiques et la physique y sont plus étudiées que le grec et le latin , de manière qu'en sortant de ce gymnase on puisse , si Ton vent, se présenter à lÀbilurUnUnrexamen et passer à Funiversité , ou si Ton ne se destine point à Tuniversité, mais à l'industrie et au commerce, on ail reç« dans ce gymnase toute l'instruction secondaire qui constitue l'homme bien élevé , sans que toutefois oo y ail appris bien des choses plus utiles aux savants de prolession qu'aux gens du monde. Efn on mot , le Real-gffumamMm est moins philologique que les autres gymnases. On y commence le grec et le latin plus tard, et on les poursuit peut-être moins loin. Au reste , il n'y a qu'un seul gymnase de ce genre dans toute la

RBAL-OTMNASIUlf.

Directeur, M. August.

Anaée 18S1 . ~ Semestre d'hiver.

S1XIÈ91E : 32 uçois »'ohe asiiBi

CHACOHS PAS SEMJLISB.

Eiueignement des scientei.

lo Religion, 2 leçons par semaine, catéchisme, Rible, maximes tirées de la Bible et cantiques.

les traits les pins importants de Phisloire ancienne.

4o Géographie, 6 leçons : vues générales de la géographie.

Entùgnement àtt Umgwt^

lo Langue française, 5 leçons :

grammiire.

2|o Langue allemande, S leçons :

grammaire, orthograplie, exercices.

jh-tM d'agrément.

1» Calligraphie, 3 leçons.

2o Dessin, 2 leçons.

3» Cbaat, 2 leçoiaa.

GYMNASE DU JOACnOUTBAL.

Directeur, IL Meinecke.

Année 1831. — Semestre driver.

SDUÈME : 32 Lsçoas D'en ans

CBAGSM PAB MMAIU.

Langues.

lo Langue latine, 10 leçons par

CINQUIÈME : 32 lbçohs pas sibains.

Sciêneee,

1* Religion, 2 leçons, catéchisme, morceaux choisis de la Bible, chants d^église.

2o Géométrie, 3 leçons.

3o Calcul , 3 leçons : fractions et régie de trois.

4» Histoire et géographie, S leçons pour la géographie comme en sixième ; pour Thisloire, vue générale des faits les plus importants de rbisioire nniversdle.

dont 6 pour la grammaire, 2 pour les thèmes et 2 pour les versions.

2o Langue allemande, S leçons :

2 I our dca caberoieaade lecture, particulièrement dans la Bible, et 3 pour des développements analytiques de grammaire el des exercices d'orthographe.

Sciences.

1« Religion, 2 leçons : histoire biblique jusqu^au NouTcau Testament, maximes bibliques <* cantiques.

2« Calcul, 5 leçons: les 4 règles et les fractions ai parlieau tableau, en partie de tèie.

3" Géographie, 2 leçons.

jârts d* agrément.

1" Dessin, 2 leçons.

2» CalUfra|>bie, 4 leçons.

8* Chant, 2 leçons.

CINQUIÈME: 32 Liçom.

Langues,

1« Langue latine, 9 leçons: 4pour la grammaire et la syntaxe; S pour thèmes et versions.

2» Langue allemande, 3 leçons, dévelopfpemenla grammaticaux; exercices de ledure et 4e composition.

3o Langue française, 2 leçooa.

lo Religion, 2 leçons : histoire bihlique, Nonveau TeslasBent,

mSAL-HÏTMMAglini.

Languf».

|o Langue latine, 6 Ioçodb j gram • maire et exercices.

2o Langue fran^aite, 4 leçons :

exercices de grammaire, traductions, récitations de passages appris par coeur

DE LINSTRUGTION SECONDAIRE

OYMNABBDUiOACHnSTRAL.

maximes et cantiques, catéchisme de Luther.

2» Calcul, 3 leçons.

3o Histoire et géographie, 3 leçons : 2 pour la géographie de la lerrCf 1 d'histoire : faits les plus remarquables de Thistoire universelle

So Ungue allemande, 3 leçoos : . ""/'«"«"cexercices de lecture et de com- *^ "*f '»•« °«l»<^l«i 2 l«Çona : xoologie.

Arts d* agrément, lo Dessin, 2 leçons.

2o Calligraphie, 4 leçons.

8« Chant, 2 leçons.

position.

Arts d^agrément.

1® Calligraphie, 2 leçons.

2o Dessin, 2 leçons.

3« Chant, 2 leçons.

QUATRIÈME, niTisioRraraBiiuai. QUATRIÈME : 32 lbçoss ni sa-

82 LIÇ0!<8 PÀX SBMAIXB. XAIHB; OHB 8BDLB CtASSB.

Sciences. Langues,

lo Religion, 2 leçons: histoire 1 o Langue latine, 10 leçons : 3 lo-

bibliqueetdoctriuechrétienne. çons pour la grammaire et la

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