ORTHOGRAPHE
Pour l'orthographe en a suivi la grammaire de Heyse. 1<» Destination et utilité de l'orthographe ; ^^ règles générales de l'orthographe allemande ; 5^ de l'emploi des lettres majuscules ; 4^ de l'usage régulier des lettres isolées ; S"" de Ui division, de b composition et de l'abréviation des mots.
Ces règles ont été alternativement mises en pratique dans les dictées.
Tous les trois mois des examens sont faits par le
DANS OCiËLQUES PAYS DE L'ALLEMAGNE.
direeleiir, avec le eMMOun des BMllres , dans lootes les parties.
La manque instmiDeiitale s«r \e violon^ le davecin ei i off;iie, est enseignée par MM. RiclHer et Rudîseb, arec le seeours de devx élèves.
ÉCOLE d'exercice.
Il est difficile, sur une description écrite, de se faire une idée juste d'une école ou d'un grand établissement d'instruction ; cependant j'essayerai de faire eonnaiire en peu de mois celle instilution et la manière dont les élèves y sont occupés. Le règlement indique u»e heure à trois de raprès-nidi peur les leçons d'eserciee des élèves. Tous les enfants de Técoie d'exercice se divisent en huit subdivisions, et trois élèves de Féoole normale président k chacune de ces huit subdivisions, en alternant de manière que vingt-quatre d'entre eux soient occupés d'une heure à deux , et vingtrquaire de deux heures à trois ; car tandis que les vif^tqnalre premiers enseignent , les autres écoulent, afin d'éire prêts à chaque instant à reprendre et à coBlinuer. Ceci n'est possible qu'en prescrivant un mode d'enseignement fixe et complet.
i^iCS parties d'enseigpemeni professées par les élèves sont la ^^namaîre, la lecture, la composition , l'écriture, le dessin , le calcul , les exercices d'esprit , le chant , la religion. La langue est enseignée en partie d après Krause , en partie d'après les cahiers de l'inspecteur Wagner. L'enseignement de la lecture est étroitement lié à celui de l'écriture, selon la méthode de rinspecteur. On donne aux élèves des classes supérieures des sujets de compositions libres ; en même temps on tient beaucoup à ce qu'ils apprennent par cœur de petites lettres , de petites narrations et descriptions, parce qu'on regarde cela comme le moyen le plus propre à familiariser les enfants avec la langue, et à leur donner de la facilité à s'exprimer par écrit. Quand ils ont appris onnaorceau par cœur, ils essayent de récrire sans faute, avec b ponctuation convenable; la comparaison avec l'original et la correction leur soataliand»nnées, afin qu'ils s'impriment la diose plus profondément, l^e calcul est enseigné d'après Schumacher et Jos. Schmid. Dans les classes inférieures on veille surtout à ce que les nombres soient toujours concrets , afin d'éviter le vide du calcul de tète trop artificiel de Pestalozzi , comme aussi pour faire du calcul lui-même un exercice de langue. Le chant est enseigné par les deux élèves les plus avancés de Fécole , qui donnent deux leçons le matin , et le dessin par les deux plus habiles dessinateurs. Pour les exercices de langue et d'esprit on se sert parfois des Exercices ii esprit par Krause et AnLivre des mères de Pestalozzi. Les élèves nedonnent des leçons de religion qu'une fois par semaine, sous la direction particulière
dn directeur. La surveillance spéciale de cette éec^ est confiée à l'inspecteur Wagner, qui , outre la visite journalière pendant les leçons, fait aussi subir à chaque classe un petit examen toutes les semaines , pour maintenir les jeunes maîtres et les enfants dans une persévérante activité , et connaître exaclemait les progrès qui ont été faite. La satisfaction des parents sur la manière d'opérer des élèves dans l'école normale se montre dans la fréquentation régulière de l'école. Je suis très-satisfait de l'habileté pratique montrée jus* qu'ici par les élèves.
maItres de l'établissement.
L'année précédente, deux maîtres étaient attachés avec. moi à l'établissement, l'inspecteur Wagper et M. Richter. A l'ouverture de cette année , le maître auxiliaire Rudisch nous a été adjoint. Ces maîtres se consacrent entièrement et sans partage à l'école ; cependant ils ne suifisent pas encore à ce grand établissement ; deux élèves et l'organiste de la ville ont étépris comme aides pour la musique instrumentale.
Les parties suivantes de l'enseignement sont dévolues an directeur : religion , histoire , pédagogie ,. théorie de la composition , douze leçons par semaine ; en y ajoutant les heures de dévotion ,. le nombre de ses leçons se monte à dix-neuf.
L'inspecteur Wagner est chargé de la langue, du calcul , du chant , de b physique , de ki théorie de la composition , de la lecture ; vingt- trois leçons par semaine.
M. Richter est chargé do calcul , de la géométrie, de la lecture , de l'orUu^nniphe , de I» théorie de la composition, du chant, de l'histoire naturelle, de l'enseignement du violon ; vingt et une leçons par semaine.
Le maître auxiliaireRudisch enseigne l'orthograplie, Ui géographie, l'écriture , le cUvecin et la basse fondamentale ; il donne de plus des leçons dans l'école d'exercice ; en tout , seikleçons montent à vingt.
L'organiste Simon donne chaque jour deux leçons de clavecin et d'orgue , et les élèves Mohr et Schwippert donnent tous les jours une leçon de violon.
11 résulte clairement de ceci que le personnel des maîtres de Técole n'est pas complet, et qu'outre les maîtres qui s'y trouvent aUaehés, il faudrait surtout un bon organiste, celui de la ville ne pouvant être employé qu'è défaut d'un meilleur.
Quoique la surveiltanee générale reste au directeur, cependant ,. pour le soulager , jusqu'ici l'inspection spéciale a été exercée à tour de rôle chaque semaine par l'un des maîtres ; mais je vois toujours plus clairement que le directeur doit se charger seul de toute l'inspection , parce que dans une maison bien ordonnée il ne doit y avoir qu'un maître. Les autres maîtres
RAPPORT SUR L'ÉTAT DE
reconnaitient aussi ce principe , ei par la saile le directeur aura seal la surveillance, et la transmettra, en cas de besoin , à l'inspecteur. Mais, comme le directeur et rinspecteur ne peuvent pas être toujours an milieu des élèves , et qu'il faut pourtant pouvoir s'adresser à un homme sûr dans les désordres ou les plaintes qui peuvent survenir , on conservera Tordre établi jusqu'ici d'indiquer pour surveillant de ses compagnons d'étude l'élève jugé le plus capable. Cette mesure peut en outre être employée comme un trèsbon moyen d'éducation pour relève surveillant et pour les autres.
RÉSULTATS DE L^EXiMEN DE SORTIE.
Le premier examen de sortie a eu lieu depuis le 15 jusqu'au 49 septembre, sous la présidence du conseiller de consistoire, M. Poil , de Cologne, et on laissa sortir :
6 élèves avec le certificat . . • n<» L il : • n<» II, près du n« L
8 nML
45 no m, près du n» H.
6 no m.
En tout quarante-quatre. On avait, il est vrai, reçu lors de l'ouverture de l'école, cinquante élèves ; mais à la fin de la première année trois élèves , par autorisation supérieure, ont été admis à la recommencer; un autre, par décision du président suprême de la province , en date du S4 novembre 4823, a été renvoyé ; le cinquième, Henri-Jos. Schmitz, est mort de la poitrine, le 3 mai de l'année précédente, et le sixième, Joseph Waldneltl, renvoyé à ses parents pour cause de maladie avant l'examen , est mort , ainsi qu'on Fa déjà remarqué plus haut , le âl janvier courant, des suites de la consomption. J'indique ici par leurs noms les élèves qui se sont le plus distingués ( ici suivent ces noms, que nous ometlons).
ESPÉRANCE POUR LES ÉLÈVES SORTIS D*£tRE PLACÉS.
L'école n'étant pas en correspondance directe avec le gouvernement royal , et les gazettes du bailliage n'en faisant pas mention, je ne sais pas exactement si tous les élèves sortis ont été placés. Par une communication particulière de M Husgen, conseiller de consistoire à Aix-la-Chapelle, j'ai appris que les élèves sortis pour ce département ont tous été placés, et que les communes où ils se trouvent en sont fort contentes. J'ai appris aussi par M. Schmitz, assesseur consistorial à Cologne, que la plupart des élèves pour ce département, et peut-être même tous maintenant, sont placés; et dernièrement le journal de Cologne exprimait la satisfaction des communes relativement aux élèves de
L'INSTRUCTION PLBLIQUE
Técole normale primaire de Brûhl. J'ignore quel est l'auteur de cette annonce. Ces nouvelles sont sans doute très-agréables pour Técole et enoonrageiiites pour les élèves ; mais elles ne nous enorgueillissent pas, la satisfaction de nous-mêmes devant reposer sur une autre base.
ÉLkVES NOUVELLEKEIIT ADMIS.
Le règlement de l'école dit, § ^, que tout élève qui, dès la première année, n'aura pas fait assez de progrès pour faire attendre de lui, à la fin des cours de l'école, une capacité au moins suffisante, doit être renvoyé. Cette décision fixe donc une année comme temps d'épreuve ; suivant moi elle est fort sage. L'expérience nous a démontré que plusieurs élèvea qui arrivaient très-faibles devenaient très-forts, tandis que d'autres, qui d'abord semblaient forts, restaient bien en arrière. 11 ne s'agit pas tant dans les nouveaux venus de quelques connaissances plus ou moins étendues que des dispositions naturelles et de l'esprit de travail. Je n'ai encore passé que trois mois avec les élèves nouvellement arrivés ; je ne puis donc en porter un jugement certain ; cependant les maîtres s'accordent à dire que , si aucun d'eux ne se distingue encore spécialement , on y rencontre des têtes bien organisées et quelquesunes seulement qui paraissent faibles. Du reste, je suis bien aise de pouvoir dire qu'un esprit pacifique et joyeux habite au milieu d'eux.