‹ uvres de Victor HugoChapitre 259 sur 599 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

MARION , LE DUC DE BELLEGARDE

MARION, allant au duc.

Monsieur le duc , ici vous êtes capitaine.

LE DUC DE BELLEGARDE

Quoi ! charmante, c'est vous ?

Saluant.

Quevoulez-vous, ma reine ?

MARION

Voir le roi.

LE DUC DE BELLEGARDE

Quand ?

MARION

Sur l'heure.

LE DUC DE BELLEGARDE

Hé, l'ordre est bref !— Pourquoi ?

MARION

Pour quelque chose.

LE DUC DE BELLEGARDE, éclatant de rire.

Allons, faites venir le roi.

Comme elle y va !

MARION

C'est un refus ?

LE DUC DE BELLEGARDE

Mais je suis vôtre !

En souriant.

Nous sommes-nous jamais rien refusé l'un l'autre ?

MARION

C'est fort bien, monseigneur , mais parlerai-je au roi ?

LE DUC DE BELLEGARDE

Parlez d'abord au duc. Je vous donne ma foi Que vous verrez le roi tout à l'heure au passage. Mais causons cependant. Çà , petite ! est-on sage ? Vous en noir ! on dirait une dame d'hoiuieur. Vous aimiez tant à rire autrefois.

MARION

Monseigneur , Je ne ris plus .

LE DUC DE BELLEGARDE

Pardieu ! mais je crois qu'elle pleure. Vous !

MARION, essuyant ses larmes, d'une voix ferme. Monseigneur le duc , je veux parler sur l'heure Au roi.

LE DUC DE BELLEGARDE

Mais dans quel but ?

MARION

Ah! c'est pour...

• LE DUC DE BELLEGARDE

Est-ce aussi Contre le cardinal ?

MARION

Oui , duc.

LE DUC DE BELLEGARDE, lui Ouvrant la galerie. Entrez ici.

Je mets les mécontents dans cette galerie. Ne sortez pas avant le signal , je vous prie.

Marion entre. Il referme la porte.

J'eusse pour le marquis fait ce coup hasardeux ; Il n'en coûte pas plus de travailler pour deux. Peu à peu la salle se remplit de courtisans qui causent entre

eux. le duc de Bellegarde va de Tiin à l'autre.— Entre L'An-

gcly.

MARIOxN DE LORME.

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