‹ uvres de Victor HugoChapitre 363 sur 599 · SCÈNE IX · texte numérisé non relu

SCÈNE IX

Les] mêmes , le Bol'RReao.

Mylord duc de Somerset , ces deux hommes à la Tour ! — Mylord Gardiner, notre chancelier, que leur procès commence dès demain devant les douze pairs de la chambre aux étoiles , et que Dieu soit en aide à la vieille Angleterre ! ^ous entendons que ces hommes soient jugés tous deux avant que nous partions pour Exfurd , où nous ouvrirons le parlement , et pour Windsor, où nous ferons nos pûqucs.

Au bourreau.

— Approche-toi ! Je suis aise de te voir. Tu es un bon serviteur. Tu es vieux. Tu as déjà vu trois règnes. Il est d usage que les souverains de ce royaume le fassent un don , le plus magnifique possible, à leur avènement. Mon père, Henri VIII, l'a donné l'agrafe en diamants de son manteau. Mon frère, Edouard VI, l'a donné un hanap dor ciselé. C'est mon tour maintenant. Je ne t'ai encore rien donné , moi. Il faut que je le fasse un présent. Approche.

Montrant Fabiani,

— Tu vois bien cette tète , celte jeune et charmante tète qui, ce matin encore , était ce que j'avais de plus beau , de plus cher et de plus précieux au monde , eh bien ! cette tète , lu la vois bien, dis? Je te la donne !

^robtème 3ourne>.

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