‹ uvres de Victor HugoChapitre 366 sur 599 · SCENE II · texte numérisé non relu

SCENE II

SIMON RENARD , Maître ÉNEAS DULVERTON.

SIMO-V RErVARI).

C'est fort singulier, comme vous dites , mais que voulez-vous? la reine est folle, elle ne sait ce ([u'clle veut. On ne peut compter sur rien, c'est tnie femme. Je vous demande un peu ce qu'elle vient faire ici ! tenez . le cœur de la femme est une énigme dont le roi François I" a écrit le mot sur les vitraux de Chambord :

Souvent femme varie, Bien fol est qui s'y fie.

Écoutez , maître Éneas , nous sommes anciens amis. Il faut que cela finisse aujourd'hui. Tout dépend de vous ici. Si l'on vous charge...

Il parle bas à roreille de maître Éneas,

— Traînez la chose en longueur, faites-la manquer adroitement. Qiie j'aie deux heures seulement devant moi , ce soir ce que je veux est fait , demain plus de favori, je suis tout puissant, et après demain vous êtes baronnet et lieutenant de la Tour. Est-ce compris.

MAITRE ÉIVEAS.

C'est compris.

SIMOS KËNARU.

Bien. J'entends venir. Il ne faut pas ([u'on nous voie ensemble. Sortez par lù. Moi, je vais au-devant de la reine.

Ils se séparent.

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