SCÈNE PREMIÈRE
LA TISDE , LES DEUX Gl]ETTEtIR.S DE NUIT , TIN PaGE NOIR ;
CATARINA , cnrdoppéc d'un linceul, es! posée sur le lit; on distingue sur sa poitrine le crucifix de cuivre.
La Tisbe prend nn miroir et découvre le visage pile de Catarina. LA TISIiE, au page noir.
Approche avec ton Hanibeau.
Elle place le miroir devant les lèvres de Catarina.
— Je suis tranquille !
Elle referme les rideaux de Talcôvc.
Aux deux ijuelleurs de nuit.
— Vous êtes sûrs que personne ne nous a vus dans le trajet du palais ici?
l Ji «ES GUETTEIUS DE MIT.
La nuit est très-noire. La ville est déserte à cette heure. Vous savez bien que nous n'avons rencontré personne , madame. Vous nous avez vus mettre le cercueil dans la fosse, et le recouvrir avec la dalle. Ne craignez rien. Nous ne savons pas si cette femme est morte , mais ce qui est certain , c'est que pour le monde entier elle est scellée dans la tombe. Vous pouvez en faire ce que vous voudrez.
LA TISBE.
C'est bien.
Au page noir.
— Où sont les habits d'homme que je t'ai dit de tenir prêts ?
LE PAGE NOIR, montrant un paquet dans Pombre.
Les voici , madame.
LA TISBE.
Et les deux chevaux que je t'ai demandés , sont-ils dans la cour?
LE PAGE NOIR
Sellés et bridés.
LA TISBE.
De bons chevaux?
LE PAGE NOIR
J'en réponds , madame.
LA TISBE.
C'est bien.
Aux guetteurs de nuit.
— Dites-moi , vous , combien faut-il de temps , avec c bons chevaux, pour sortir de l'État de Venise ?