‹ uvres de Victor HugoChapitre 48 sur 599 · CLAIR DE LUNE · texte numérisé non relu

CLAIR DE LUNE

Per arnica silentia lunœ.

Virgile.

a lune était sereine et jouait sur les flots, a fenêtre enfin libre est ouverte à la brise ; a sultane regarde , et la mer qui se brise , à-bas , d'un flot d'argent brode les noirs îlots.

e ses doigts en vibrant s'échappe la guitare. Ue écoute :... un bruit sourd frappe les sourds échos, st-ce un lourd vaisseau turc qui vient des eaux de Cos, allant l'Archipel grec de sa rame tarlare ?

ont-ce des cormorans qui plongent tour à four , X coupent l'eau , qui roule en perles sur leur aile ? st-ce un djinn qui là-haut siffle d'une voix grêle , ,t jette dans la mer les créneaux de la tour?

lui trouble ainsi les flots près du sérail des femmes? —

i le noir cormoran , sur la vague bercé ;

i les pierres du mur ; ni le bruit cadencé

'un lourd vaisseau rampant sur l'onde avec des rames.

e sont des sacs pesants , d'où partent des sanglots. n verrait , en sondant la mer qui les promène , e mouvoir dans leurs flancs comme une forme humaine. . . a lune était sereine el jouait sur les flots.

Septembre 1828.

^xunia,U d^n^ximt.

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