SCÈNE XII
DA VEiN AIN T ,/??«•* loro ROCHESTER.
DAVErïANT, seul.
Le Protecteur me fait venir : — pour quel dessein ? Rail!... rien d'inquiétant ! curiosité pure ! EnUf KmliOstor.
nA\E>A>'T, apercevant Rochester.
Mais quel est ce caffard ! Dieu ! la bonne figure ! Un saint? quelque hurleur puritain ?
r.ORT) ROCHESTER , â part et sans voir Davenant.
Maintenant C'est donc fait? me voilà marié !... — Il s'avanee sur le devant du tlié.llrc et reconnaît Uavenant.
Davenant !
U.VVEXANT, à part.
H sait mon nom !
Haut.
Monsieur... — Mais... je crois reconnaître... Mylord Rochester .'
l.ORD ROCHESTER.
Chut !
Us se serrent la main.
DAVENA>T.
Vous VOUS masquez en maître.
Fussiez-vous marié, votre femme, vraiment , Ne vous connaîtrait pas sous ce déguisement !
LORD ROCHESTER, soupirant, à part.
Plût au ciel ! —
Haut.
Davenant , i)as de plaisanterie.
DAVE?(ANT
C'est la première fois que votre seigneurie Pour rire des maris se veut faire prier.
LORD ROCHESTER , à part.
lié ! peul-oii à la fois rire et se marier ? Je l'y voudrais voir, lui !
Brisons là. — Cher poète , Par quel hasard, chez nous ? Votre aspect m'inquiète. DAVE!VA>T, riant.
(Jhez nous! Mais c'est parler en toute liberté! Mylord dans cet enfer s'est vite acclimaté. Rassurez-vous d'ailleurs. Cromwell a cet usage
De me mander toujours au retour d'un voyage. Comment vous trouvez-vous avec lui ?
LORU ROCHESTER.
Moi? très-bien.
Protégé par Milton , Cromwell me veut du bien , Et de mille faveurs me comble à sa manière.
A part.
Je l'aurais dispensé même de la dernière.
Haut.
Au reste , vous savez? je suis à temps venu. Un traître , dans nos rangs espion inconnu , Lui disait tout; mais grâce à mon adresse extrême, OrmondsecacheauStrand,etmoi, chez Cromwell même.