‹ uvres de Victor HugoChapitre 558 sur 599 · TROISIÈME FEMME · texte numérisé non relu

TROISIÈME FEMME

On dit que dans la bouche il a trois rangs de dents.

Entrent peu A peu tous les conjurés puritains, excepté Lambert lisse serrent la main cjuand ils se rencontrent, et se mêlent silencieusement à la foule.

NAHUM

C'est le monstre annoncé par saint Jean.

DEUXIÈME BOURGEOIS

C'est la béte De l'Apocalypse.

LE SOLDAT

Oui.

OVERTO:V.

Cromwell sur notre tète Jette les neuf fléaux.

>AHUM.

C'est un Assyrien !

OVERTOiy.

Oui , nos maux sont au comble enfin.

LE MARCHA^ÏD.

Je ne vends rien

LE SOLDAT

Sans pain, aller pieds nus et coucher sur la dure! Nous n'aurons bientôt plus , pour peu que cela dure , Tandis que Noll pendra son chiffre î^ ces piliers , Qu'à faire de nos dents des clous pour nos souliers !

OVERTO^.

Nous irons à sa porte attendre .oes aumônes!

>AHUM.

Ce qu'il faut A Cromwell , ce ne sont pas des trônes , C'est le gibet d' unan , la croix de Barrabbas !

st:vdercomd.

Mort à Cromwell !

WILLIS, mêlé à la foule.

Oui , mort !

MILTO^, tressaillant à la voix de Willis, aux conjurés puri tains.

Messieurs, parlez plus bas

Page 1