‹ uvres de Victor HugoChapitre 581 sur 599 · XIII. — P · texte numérisé non relu

XIII. — P

Il Ignore cet art de souder une beauté à la place d'une tache , il n'a jamais pu rappeler rinsplration sur une œuvre refroidie.

Voici encore une contravention de l'auteur aux lois de Despréaux. Ce n'est pas sa faute s'il ne se soumet point aux articles : F"nïgt fols sur le mélie)\ elc, Polissez-le sans cesse ^ etc. Nul n'est responsable de ses infirmités ou de ses impuissances. Du resle , nous serons toujours les premiers à rendre hommage à ce Nicolas Boileau . à ce rare et excellent esprit, à ce jan.'séniste de notre poésie. Ce n'est pas sa faute, à lui non plus, si les professeurs de rhétorique l'ont affublé du sobriquet ridicule de Législateur du Parnasse. 11 n'en peut mais.

Certes, si l'on examinait comme code le remarquable poënie de Boileau , on y trouverait d'élranges choses. Que dire, par exemple, du reproche qu'il adresse à un poète de ce qu'il

Fait parler ses bergers comme on parle au village.

Faut-il donc les faire parler comme on parle à la cour? Voilà les bergers d'oiiéra devenus types. Disons cucore que

lîoileau n'a pas compris les deux seuls poètes originaux de son temps : Molière et Lafontaine. 11 dit de l'un :

C'est par li que Molière illustrant ses écrits, Peul-élre de son art cùl remporté le prix.

il ne daigne pas mentionner l'autre. Il est vrai que Molière cl Lafontaine ne savaient ni corriger ni polir.

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