‹ Œuvres de VoltaireChapitre 48 sur 125 · SUR LES PANÉGYRIQUES · texte numérisé non relu

SUR LES PANÉGYRIQUES

PAR IRENEE ALETHES,

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Vous avez raison, monsieur, de vous défier des panégyriques; ils sont presque tous composés par des sujets qui flattent un maître, ou, ce qui est pis encore, par des petits qui présentent à un grand un encens prodigué avec bassesse et reçu avec dédain.

Je suis toujours étonné que le consul Pline, digne ami de Trajan, ait eu la patience de le louer pendant trois heures , et Trajan celle de l'entendre. On dit , pour excuser l'un et l'autre, que Pline supprima, pour la commodité des auditeurs, une grande partie de son énorme discours; mais s'il en épargna la moitié à l'audience, il était encore trop long d'un quart.

Une seule chose me réconcilie avec ce panégyrique; c'est qu'étant prononcé devant le sénat et devant les principaux chevaliers romains, en l'honneur d'un prince qui regardait leurs suffrages comme sa plus

< Cette pièce est d*avril oa mai 1 767. Madame du Defiand en parie dans sa lettre à H. Walpole, du a 3 mai. Le même jour, Dalembert eu accusait réception à Voltaire. Catherine II en remercia l'auteur dans sa lettre du zS-agmai. B.

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