SCENE IV
MILONy AI.CIMNE; iVANDRE.
MIL ON à Alcimne»
vJh! Je me doutois bien que tu trouyerois ici Evandre. Eyandre n'a point son égal à la lutte , à la course , pour le chant et auprès des bergères. Eyandre , tu dois ayoir déjà gagné bien des agneaux.
ALCIMNE.
Il y a long-temps que nous sayons cela.
MII.ON.
Il faut que je yous fasse rire de la simplicité de Battus y qui, auprès de ce yieux chêne que yous yoyez
ALCIMNE.
Il y a un siècle que nous en ayons ri.
IHais^.. que yiens-tu faire ici %
MILOK.
Oh ! ne te fiche pas.^ Un regard d'ami* tié est tout ce que....
ALCZMNE le regarde -d^un ait
dédaigneux.
Tu as ce que tu demandes. Va*t-en maintenant.
MILON
Âh ! ce n'est pas comme cela que je le Youlois. Tu me traites aussi avec trop de mëpris. Il faut que je te chante quelques couplets que ce matin....
ALCIMXE.
Mais , si je ne yeux .pas les entendre.
^ MILON
Je ne les chanterai pas moins.
AL CIMNE.
Chante donc : je me suis bouché les oreilles.
MILON
Eyandre, tu as beau charmer toutes nos bergères ; tu ne joues pas mieux de la flûte que moi. En voici une que je me suis faite avant-hier; elle est excellente.
Elle m*a déjà fait gagnef deux cheyres sur deux bergers que j'ai appelles en dé£; etj«
12 iTAKDAX^
tuis sur q«e tiit*aTOueraâ yaincu toi-même :
écoute
ivAKD&E.
Ah! sans t^écouter^ je Payoue.
MXX.ON.
Tiens ) je gage mes meilleures cheyret.
▲ LCIMNE.
£t moi tout un troupeau y qu'il n'est point d'homme plus insupportable que toi.
Veux-tu donc babiller éternellement? Ta es comme une branche d'épines qui s'attache aux jambes du passant ; il faut que je te traîne toujours après moi.
MIZ.OIf.
Oh! je le yois bien y yous youlez être seuls*
évANDRE.
Tu as été bien long-temps à le deyiner.