‹ uvres des deux CorneilleChapitre 103 sur 433 · ACTE IH, SCÈNE III · texte numérisé non relu

ACTE IH, SCÈNE III

Cfs mêmes dioiix à Tiilli- ont iiispiio co clioix; Et la voix du public ii'osl pas toujours leur voit, Ils <iosroiidi'ul biiMi moins dans de si bas étages, Que dans lame des rois, leurs vivantes images, De qui l'indèpondanle et sainte autorité FM 1111 rayon secret de leur divinité.

JULIE

C'est vouloir sans raison vous former des obstacles, Que de cberclier leur voix ailleurs qu'en leurs oracles Et vous ne vous pouvez figurer tout perdu Sans démentir celui qui vous fut hier rendu.

CAMILLE

Un oracle jamais ne se laisse comprendre;

On l'entend d'autant moins, que plus on croit l'entendre;

Et, loin de s'assurer sur un pareil arrêt,

Qui n'y voit rien d'obscur doit croire que tout l'est.

SABINE

Sur ce qui fait pour nous prenons plus d'assurance, El souffrons les douceurs d'une juste esjiérance. Quand la faveur du ciel ouvre à demi ses bras, Qui ne s'en promet rien ne la mérite pas; Il empêche souvent qu'elle ne se déploie; Et lorsqu'elle dcsceml, son refus la renvoie.

CAMILLE

Le ciel agit sans nous en ces événements, Et ne les règle point dessus nos sentiments.

JLLIE.

U ne vous a fait peur que pour vous faire grâce. Adieu : je vais savoir comme enfin tout se passe. Modérez vos frayeurs; j'espère à mou retour Ne vous entretenir que de propos d'amour, Et que nous n'emploirons la fin de la journée Qu'aux doux préparatifs d'un heureux hyméiiee

SAIUNE.

J'ose cncor l'espérer.

CAMiixr:.

Moi, je n'espère rien.

JULIK.

L'effet vous fera voir <|ul non:» .-n jugeons bieo.

438 HORACE

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