‹ uvres des deux CorneilleChapitre 105 sur 433 · ACTE m, SCÈNE V · texte numérisé non relu

ACTE m, SCÈNE V

Aussi bien qu'un l'poux ils SDiit (Paud'os nous-nicmos;

El lous maux soal paroiis aloi-s qu'ils soûl extrêmes :

Mnis l'amiuil qui vous charme el pour qui vous brûlei

Ne vous est. après loul, que ce que vous voulez;

L'ue mauvaise humeur, un pou tle jalousi»,

Lu fait assez souvent passer la fantaisie.

Ce que peut le caprice, osez-le par raisou,

Et laissez votre sang hors de comparaison :

C'est crime qu'opposer des liens volontaires

A ceux que la naissance a rendus nécessaires.

Si donc le ciel s'obstine à nous persécuter.

Seule j'ai tout à craindre, et rien à souhaiter;

himn pour vous, le devoir vous donne, dans vos plainteti

Où porter vos souhaits, et terminer vos craintes.

CAMILLE

Je le vois bien, ma sœur, vous u'aimâles jamais; Et vous ue connoissez ni l'amour ni ses traits : On peut lui résister quand il commence à naître, Mais non pas le bannir quand il s'est rendu niaitre, Et que l'aveu d'un père, engageant notre foi, A fait de ce tyran un légitime roi : Il entre a\ec douceur, mais il règne par force; Et quand l'âme une fois a goûté son amorce, Vouloir ne plus aimer, c'est ce qu'elle ne peut, Puisqu'elle ne peut plus vouloir que ce qu'il veut : Ses chaînes sont pour nous aussi fortes que belles.

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