SCÈNE IV. — POLYEUCTE, NÉARQUE, PAULINE, STRATONICE
C'est trop verser de pleurs; il est temps qu'ils tarisseat i (Jiie votre douleur cesse, et vos craintes linisseut; Malgré les faux avis par vos dieux envoyés. Je suis vivant, madame, et vous me revoyez.
PAULINE
Le jour est encor long, et, ce qui plus m'effraie, La moitié de l'avis se trouve déjà vraie; ï'ai cru Sévère mort, et je le vois ici.
POLTEUCTE.
Je le sais ; mais enfin j'en prends peu de souci. Je suis dans Mélitène; et, quel que soit Sévère, Voire père y commande, et l'on m'y considère; Et je ne pense pas qu'on puisse avec raison D'un cœur tel que le sien craindre une trabisou î Oa m'avoit assuré qu'il vous faisoit visite. Et je venois lui rendre un honneur qu'il mérite^
PADLINE.
U vient de me cuiitter assez triste et confus;