‹ uvres des deux CorneilleChapitre 198 sur 433 · ACTE IV. SCENK II. iS · texte numérisé non relu

ACTE IV. SCENK II. iS

Félix (lins la prison j'ai triomphé do toi,

J'ai ri Je la menace, et l'ai vu sans effroi :

Tu prends pour t'en venger de plus puissantes armes;

Je craijnois beaucoup moins tes bourreaux que ses larmes.

Seigneur, qui vois ici Its permis que je coms. Eu ce pressant liesoin redouble ton secours; Et loi (jui, tout sorlanl encoi- de la victoire, Rei^ardes m< s travaux du séjour de la gloire. Cher Néarque, pour vaincre un si fort ennemi. Prèle du haut du ciel la main à ton ami.

Gardes, oseriez-vous me rendre un bon office? Non pour me dérober aux rigueurs du supplice, Ce n'est pas mon dessein qu'on me fasse évader; Mais comme il suffira de trois à me garder. L'autre in'obligeroit d'aller quérir Sévèr.-; Je crois que sans péril on peut me sat'-^jire : Si j'avois pu lui dire un secret imporl- iil, Il vivroit plus heureux, et je mourrois content.

CLÉON

Si vous me l'ordonnez, j'y cours en diligenee.

POLTEUCTE.

Sévère à mon défaut fera ta récompense.

Va, ne perds point de temps, et reviens promptement.

CLÉON

Je serai de retour, seigneur, dans un moment.

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