SI ÉPITRE AU CARDINAL MAXARIN
n l'espèrf", et avec raison, puisque, dans le peu ilc séjour qall a fait en France, il n déjà su de la voix publique, que les maximes dont vous vous servez pour la conduite de cet état ne sont point londci's sur d'autres principes que ceux de la vertu. Il a su d'elle ïes obligations que vous a la France de l'avoir choisie pour votre seconde mère, qui vous est d'autant plus redevable, que les grands îterviccs que vous lui rendez sont de purs eiïets de votre inclination et de votre zèle, et non pas des devoirs de votre naissance. Il A su d'elle que Rome s'est acquittée envers notre jeune -Monarque de ce qu'elle devoit à ses prédécesseurs, par le présent qu'elle lui a fait de votre personne. Il a su d'elle enfin que la solidité de votre prudence et la netteté de v<>^ lumières enfantent des conseils si avantageux pour le gouvernement, qu'il semble que ce soit vous à qui, par un esprit de prophétie, notre Virgile ait adressé ce vers il y a plus de seize siècles.
Tu regere imperio populos, Romane, racmento.
Voilà, MoissEiGNEOS, Ci que ce grand homme a appris eft apprenant à parler françois,
Pauca, wd à pleno Tedeotia pectore ven.
Et comme la gloire de Votre Éminence est assez assurée sur la fedélité de cette voix publique, je n'y mêlerai point la foiblesse àf mes pensées, ni la rudesse de mes expressions, qui pourroienl diminuer quelque chose de son éclat; et je n'ajouterai rien aux célèbres témoigncges qu'elle vous rend, qu'une profonde vénération pour les hautes qualités qui vous les ont acquis, avec une protestation très sincère et très inviolable d'être ti-"'" '•"* -:■-,
ÛlONSEÏGNEDK,
Db Votbk Éminsrce,
Le très humble, très nbéissacif •t Ire» lidele seiviiour,