SCÈNE II. — PTOLÉMÉE , PHOTIN
PTOLÛMÉE.
Photin, ou je me trompe, ou ma sœur est déçue. De l'abord de Pompée elle espère autre issue. Sachant que de mon père il a le testament, Elle ne doute point de son couronnement; Elle se croit déjà souveraine maîtresse D'un sceptre partagé que sa bonté lui laisse; Et se promett^int tout de leur vieille amitié, De mon troue en son âme elle prend la moitié, Où de son vain orgueil les ctndres rallumées Poussent déjà dans l'air de nouvelles fumées *.
PHOTIN
Sire, c'est un motif que je ne disois pas. Qui devoil de Pompée avancer le trépas. Sans doute il jugeroit de la sœur et du frère
' TolUire LlJmc c^ yen, ri itirloDt l'iltuilré crime. Le mol en rfffl rcpnfM à Bos idt'ei, mai> c'etl tout simplemeol le praclarum (a:inut dos Latint.
* Januis QD orgueil o'eul de cendres ; cet fuiueci, poustéct par loi ceodrv <• l'orfucil, ce loat Cicre plai adioiisible*. (Voliaire.l
Suivant le toslameiit du feu roi votre pure,
S)ii tjôle et son ami, qui Yen daigna saisir :
J»ii;tz après cela de voire déplaisir.
Ce n'est pas que je veuille, en vous parlant contre elk,
Rompre les sacrés nœuds d'une amour fraleinelle;
Du trône et non du cœur je la veux éloijjner :
Car c'est ne régner pas qu'être deux à régner :
Un roi qui s'y résout est mauvais politique,
D détruit son pouvoir quand il le communique ;'
Et les raisons d'état... Mais, sire, la voici.