‹ uvres des deux CorneilleChapitre 251 sur 433 · ACTE IV, SCKM: m · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCKM: m

Jo IIP mp vaille pas dp Ip pouvoir llécliir;

JVi) ai (lijà parlé, mais il a su paiuliir;

l'A, lourn.uU \o discours sur uue autre matière,

Il n'a ni refusé, ui souffert ma prièrp.

!>• >pux liieu toutefois enoor m'y hasarder,

.Ucs efforts redoublés pourront mieux succéder;

l.l j'ose croire..

PTOLUMÉE.

Il vient ; souffrez que je l'évite :

ie crains que de nouveau ma présence l'irrite*; i;ile pourroit l'ai^yrir au lieu de l'émouvoir; Kt vous agirez seule avec plus de pouvoir.

3CÈNE IIP. — CKSAU, CLiiOPATRE, ANTOINE. LÉPIDE, CHARMION, ACHORliE, romains

Cl'SAR.

Heine, tout est paisible; et la ville calmée,

••u'un trouble assez léger avoit trop alarmée,

N'a plus à redouter le divorce intestin'

Hii "^oldat insolent et du peujile mutin.

Mais, ô dieux! ce moment que je vous ai quittée,

Duu trouble bien plus graud a mon âme agitée;

l!t ces soins importuns, qui m'arrachoient de vou».

Contre ma grandeur même allumoienl mon courrouL

Jt' lui voulois du mal de m'étre si contraire,

l>f rendre ma présence ailleurs si nécessaire,

Mais je lui pardonaois, au simple souvenir

' Ta>. Je craint que mi présence à vos yeux ne l'irrite-, Que fOD courroux ému ne t'aigrisse à me voir.

' OUe tcéne de Cétar el de CK'opAtre ett un des plut grandi excmplei da ndtcale aoqnel le* mauvais romaut avaient accoutumé notre nation. Il n'y a presque pai nn vert daut celle tcène de Ccsar qui ne fasse touliailor au licteur qur Corneille eût en ciïrl secoue ce joug de l'habitude qui le forçait à Tuirc

(.^irler d'amour tout tes bc'ros La pureté de la langue est aussi llrsscc que

le bon go6t dans toute celle tirade. Le reste de la tcene encbciit encore sur cet d< fjuu ; il vent que cette ingrate de Borne prie CléopAlrc de se livrer i lui, f l dVn avoir de« enfanlt. Il ne voit que ce cha«le amour ; mois la$ ! Contre ion

/•y ion ftu le l'iHiciti Ne pi'rdont (loiul de vue que les lirros ne parlaieat

l«i.al 4UtreiiicBt dam en tem^s-la l'ardonnnns a Corneille de ne j'ilrc pat

utujniin é\e\o 311-dessas de ton siècle; imputons à nos romans ces lUfauli du Uiriue, l'i piui^iiont le plut Uau génie qu'ua^ U France d'avoir été asservi ani »li;. ndicul' > u>agL'k. [VolUire.)

' Cad UI laliuisme : dtieorJta inteilinm.

30G LA MORT DE PoMPIÎE.

Du bonlipur qu'à ma Hamme elle fait obtenir. C'esl elle dont je tiens celle haute espérance, Qui Halte mes désirs d'une illustre apparence, Et fiiit crniie à César qu'il peut foi'iiicr des vœuï, Qui! n'est pas toul-à-fait indigne de vos l'eux, Et qu'il en |)eut |)rétendre une juste conquête, N'ayant plus que les dieux au-dessus do sa tète. Oui, reine, si quelqu'un dans ce vasle univers Pouvoit (toiler plus haut la {gloire de vos fers; S'il éioil (pit'l<]u(; liône où vous pussiez paroître Plus dijjnemeut assise en captivant son maître; J'irois, j'irois à lui, moins pour le lui ravir, Que pour- lui disputer le droit de vous servir; Et je n aspirerois au bonheur de vous plaire Qu'après avoir mis bas un si grand adversaire, C'étoit pour acquérir un droit si précieux Que combaltoit partout mon bras ambitieux; Et dans IMiarsale même il a tiré l'épée Plus pour le conserver que pour vaincre Pompée, Je l'ai vaincu, princesse : et le dieu des combats M'y favorisoit moins que vos divins appas; Us conduisoieiit ma main, ils enfloient mon courage; Celle pleine victoire est leur dernier ouvrage : C'est l'eflet des ardeurs qu'ils daignoient m'inspirer; Et vos beaux yeux enlin m'ayant fait soupirer, Pour faire que votre âme avec gloire y réponde. M'ont rendu le premier et de Rome et du monde. C'est ce glorieux titre, à présent effectif. Que je viens ennoblir par celui de captif : Heureux, si mon esprit gagne tant sur le vôtre Qu'il en estime l'un et me permette l'autre!

CLÉOPATRE

Je sais ce que je dois au souverain bonheur Dont ine comble et m'accable un tel excès d'honneur. Je ne vous tiendrai plus mes passions secrètes; Je sais ce que je suis ; je sais ce que vous êtes. 'Vous daignâtes m'aimer dés mes plus jeunes ans; Le sceptre que je porte est un de vos présents; Vous m'avez par deux fois rendu le diadème : J'avoue, après cela, seigneur, que je vous aime, Et que mon cœur n'est point à l'épreuve des trait*

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