‹ uvres des deux CorneilleChapitre 301 sur 433 · SCÈNE II. - DORANTE , ALCIPPE , CLITON · texte numérisé non relu

SCÈNE II. - DORANTE , ALCIPPE , CLITON

ALCIPPE

le te veux, cher ami, faire part de ma j(»e. ie suis heureux; mon père...

DORANTE

Eh bien?

ALCIPPE

Vient d'arriter.

CLIT0>', & Dorante.

Cette place pour vous est cnmmode à rêver.

DORANTE

T.i joie est peu commune, et pour revoir un père I n homme tel que nous ne se réjouit guère.

In esprit que la joie entièrement saisit Présume qu'on l'entend an moindre mot qu'il dit. Sache donc que je touche à rheureu>e journée Hiii doit avec Clarice unir ma destinée : On altendoit mon pi're afin de font signer

DORANTE

C'est ce que mon esprit ne pouvoit deviner; Mais je m'en réjouis. Tu vas entrer chez elle?

ALCIPPr.

Oui, je lui vais porter celle heureuse nouvelle; Kt je t'en ai voulu faire part en passant.

DORANTl..

T<i l'acquiers d'autant plus un ca-ur reconnoissant. EnQn donc ton amour ne craint plus de disgrâce?

ALCIPPE

Cependant qu'au logis mon père se délasse, J'ai voulu par devoir prendre l'heure du sien.

CLITON, bas, à Dorante.

Les gens que vous tuez se portent assez bien.

ALCIPPE

Je n'ai de part ni d'autre aucune défiance. Excuse d'un amant la juste impatience.

Adieu.

DORANTE

Le ciel te donne un hymen sans soud!

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