CI.ITON
Tu ris. Cette action, qu'esl-elle?
LTSE.
Ridicule.
CLITOK.
Et cette main ?
LTSE.
De taille à bieu ferrer la mule.
CLITO>.
Cette jambe, ce pied?
LTSE.
Si tu sors des prisons, Dignes de l'installer aux Petites-Maisons.
CLITON
Ce Iront?
LTSE.
Est un peu creux.
CLITON
Celte tète?
LTSE.
Un peu foUo.
CLITON
Ce ton de voix enQn avec celle parole?
LYSE
Ah! c'est là que mes sens demeurent étonnés; Le ton de voix ebt rare aussi-bien que le uez.
CLITON
Je meure, ton humeur me semble si jolie, Que tu me vas résoudre à f.iire une folie. Touche; je veux l'aimer, lu scrus mou souci : Nos mailres (oui l'amour, nous le liToiis aussi. J'aurai mille beaux mois lous Ii's jours à le dire; Je coucherai de leux, de sanglots, de martyre;
le te dirai, « Je meurs, je suis dans les abois, ■ Je brûle... »
LTSE.
El tout cela de ce beau ton de voiil Ah! si tu m*enlrei)rends deux jours de cette sorte, Mon cœur est déconfit, cl je me tiens pour morte; Si tu me veux en vie, affoiblis ces attraits, Et retiens pour le moins la moitié de leurs traits.
CUTON.
Tu sais même charmer alors que tu te moques. Gouverne doucement l'âme <jufc tu m'escroques. On a traité mon maître avec moins de rijyucur-, On n'a pris que sa bourse, et (u prends jusqu'au cœur
LTSE.
K est riche ton maître?
CLITON
Assez.
, LYSE
Et gentilhomme?
CLITON
E le dit
n demeure?
LTSEr
CUTON.
A Paris.
LYSE
El se nomme?
DORANTE, fouillant dans la boune.
Porte-lui cette lettre, et reçois...
CLITON, lui retenant le bras.
Sans compter?
DORANTE
Cette part de l'argent que lu viens d'apporler.
CLITON
Elle D'en prendra pas, monsieur, je vous proteste.
LYSE
Celle jui vous l'envoie en a pour moi de reste.
CLÎTON.
Je VOUS le disois bien, elle a le cœur trop bon
LYSE
Lui pourrai-je, monsieur, apprendre votre no ai?