‹ uvres des deux CorneilleChapitre 366 sur 433 · ACTE IV, SCENE IV · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCENE IV

MÉLISSE

Mon frèro lui doit tant, qu'il a lieu d'en attendre Totit ce (]ue d'un ami (oui autre peut prétendre.

L anioiir excuse tout dans un cœur enflaniiné, El (oui crime est léger dont l'auteur esl aimé. Je serois plus sévère, et tiens qu'à juste lilre Vous lui pouvez tantôt en faire un bon chapitre.

MÉLISSE

Ne querellons personne; et, puisque tout va bien, De crainte d'avoir pis, ne nous plaignons de riea.

LYSE

^'uo vous avez de peur que le marché n'échappe f

MÉLISSE

\vec tant de façons que veux-tu que j'altrape^ Je possède son cœur, je ne veux rien de plus, El je ptM-drois le temps en débats superllus. yuel(iuefois en amour trop de finesse abuse. S'evriisera-l-il mirux que mon cœur ne l'excuse/ Allons, allons l'atlendre ; et, sans en murmurer. Ne penso;is qu'aux moyens de nous en assurer.

LTSE.

Vous ferez-vous connoîlre?

MÉLISSE

Oui, s'il sait de mon frère 3e que jusqu'à présent j'avois voulu lui taire; Sinon, quand il viendra prendre son logement, Il se verra surpris plus agréablement.

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