‹ uvres des deux CorneilleChapitre 397 sur 433 · SCÈNE I. — CLÉOPATRE, mrK · texte numérisé non relu

SCÈNE I. — CLÉOPATRE, mrK

Serments fallacieux, salutaire contrainle •,

Que iirim|>osa la force, et qu'accepta ma crainte.

Heureux «léijiiisemenls d'un immortel courroux,

Vains fantômes d'elal, é\aiiouissez-vuus •!

Si d'uu péril pressant la teneur vous fit nailre,

Bo«iort Ht \t irul qui te toit lerTi apr«t Corii<'il|i> de ci tt« hrlle •'pithAla, falla^ituz. Hoarciiini appauvrir la langue? l'a root cansacii' par ('.urneilla a| (oMu> l (irul-îl élrr ahuii<li>nn<-? (Vuluire.)

■ VolUjr« parait avoir imité cet rtn dan* le bodoI^b* de CatiUu, ^ ^TTC ta Vagniic de Rume tautéâ ;

Tilnt cher» et tarréi ol de p^re et dVpoot, tuUieêtm d«i biiuiaiBi, étaDO«ifiCt-TOU<l

Avec ce péril nièine il vous faiil disparoîlrr,

SemMabies h ces vœux dans l'otage foi-nu-s,

Qu'efface un prompt 0'il)!i qtiaud les flots soiil calmés,

Kt vous qu'avec tant d'art celle feinte a voilée,

Recours des impuissants, haine dissimulée,

Digne vertu des rois, noble secret de cour,

Éclalez, il est temps, et voici noire jour.

Montrons-nous toutes deux, non plus comme sujettes,

Mais telle que je suis, et telle qlie vous êtes.

Le Parthe est éloigné, nous pouvons tout oser :

Nous n'avons rien à craindre, et rien à déguiseï' ;

Je haisi je règne encor. Laissons d'illustres mai f['.ie«

En quittant, s'il le faut, ce haut rang des monaïquos ;

Faisons-en avec gloire un départ éclatant,

Et rendons-le funeste à celle qui i'atlend.

C'est encor, c'est encor cette même ennemie

Qui cherchoil ces honneurs dedans mon infamie,

Dont la haine à son tour croit me faire la loi.

Et régner par mou oidre et sur vous et sur moi.

Tu m'estimes bien lâche, imprudente rivale,

Si tu crois que mon cœur jusque-là se ravale

Qu'il souffre qu'un hymen qu'on t'a piomis en vain

Te mette la vengeance et mon sceptre à la main.

Vols jusqu'où m'emporta l'amour du diadème.

Vois quel sang il me coûte, et tremble pour loi-mènie t

Tremble, le dis-je; et songe, en dépit du traité.

Que, pour l'en faire un don, je l'ai trop acheté.

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