‹ uvres des deux CorneilleChapitre 90 sur 433 · CL RI ACE · texte numérisé non relu

CL RI ACE

îl est vrai que nos noms ne sauroient plus périr. L'occasion est belle, il nous la faut chérir. Nous serons les miroirs d'une verlu bien rare : Mais votre fermeté tient un peu du barbare; Peu, même des giands cœurs, tireroienl vanité D'aller par ce chemin à l'immortalilé : A quelque prix qu'on mette une telle fumée. L'obscurité vaut mieux que tant de renommée.

Pour moi, je l'ose dire, et vous l'avez pu voir. Je n'ai point consulté pour suivre mon devoir; Notre longue amitié, l'amour, ni l'alliance, N'ont pu mettre un moment mon esprit en balancej f.t puisque par ce choix Albe montre en effet Qu'elle m'estime autant que Rome vous a fait, Je crois faire pour elle autant que vous pour Rome; J'ai le cœur aussi bon, mais enfin je suis homme : Je vois "ue votre honneur demande tout mon sang, Que tout le mien consiste à vous percer le flanc, Près d'épouser la sœur, qu'il faut tuer le frère,

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