DESCHAMPS, DESROSNAIS, CAROLINE, DUBREUIL
DESCHAMPS , à Desrosnais.
Ahl monsieur, vous voilà! Soyez juge entre nous; On veut rompre un marché sacré fait devant vous.
DESROS^'AIS.
Qui, madame? et pourquoi?
Ceci cache un mystère....
DESROSNAIS.
Lequel?
Je rougirais d'éclaircir cette affaire.
DUBREUIL
Ce tableau vaut-il donc vingt-quatre mille francs?
DESROSNAIS.
Qu'importe , si monsieur veut les donner?
J'entends; Mais voilà justement pourquoi je les refuse.
DUBREUIL, montrant Deschamps.
On voit quel est monsieur; on sait bien ([ucllc ruse L'a m «.'ne ici.
DESnOSNAlS, à part.
Grand Dieu!
DESCHAMPS
J'en veux avoir raison.
Un homme de mon rang , de ma condition ! Un ami des arts!
DUBREUIL
Vous! juste ciel ! quel blasphème !
DESCHAMPS
Un connaisseur fameux!
DUBREUIL
Oui , qui ne sait pas même Distinguer un cheval d'un âne!
DESROSNAIS.
En vérité?
(bas , à Deschainps.) ( haut.)
Maladroit! Et Monsieur vante sa probité, Ses connaissances !
DUBREUIL
Oui.
DESROSNAIS , à Caroline et à Dubreuil .
Ce dernier trait m'éclaire; Qu'il soit honnête ou non, je vais vous en défaire.
(à Dcschamps.)
Monsieur, qu'on vous accuse avec ou sans raison , Le marché ne peut plus se conclure.
(bas.) Tiens bon.
DESCHAMPS
Ah! l'horreur!...