‹ uvres diverses de m. RogerChapitre 117 sur 235 · SCÈNE XIV · texte numérisé non relu

SCÈNE XIV

Je puis bien cette fois gronder tout à mon aise , J'espère ! Ah ! juste ciel !

DESROSNAIS.

Mais, je...

FRANÇOISE

Rien. Je prétends Que l'on fouille au plutôt ce traître de Deschamps.

CAROLINE , à part.

Deschamps! c'est le valet...

BESCHAMPS.

Je suis un honnête homme.

Monsieur, défendez-moi.

FRANÇOISE

Rends-nous d'abord la somme.

CAROLINE , montrant l'argent qui est sur la table.

La voici.

FRANÇOISE

Ciel!

DESCHAMPS , à Françoise .

Eh bien?

CAROLINE, àDesrosnais.

Je VOUS ai deviné.

DESROSNAIS.

Qui ? moi î

Comment plutôt n'ai-je pas soupçonné?...

DURREUIL.

C'est lui?,.. Ma foi, te trait mérite bien qu'on l'aime'

Ah! VOUS m'avez trompée !

DESROSNAIS , passant auprès de Caroline .

Eh! sans ce stratagème, Comment aurais-je pu fléchir votre rigueur? CaroUne ! auriez-vous regret à mon honheur ?

DUBREUIL , se meltanl entre eux deux.

Épousez-le, ma chère ; avec une telle ame

On doit faire, je crois, le bonheur de sa femme.

(Desrosnais saute au cou de Dubreuil.) DESCHAMPS.

Suis-je un voleur , Françoise ?

FRANÇOISE

Oh ! non , pas à présent.

(à son maître.)

Grâce au ciel, vous avez bien placé votre argent.

DESROSNAIS , à Caroline .

Eh bien! vous vous taisez!... Vous ai-je fait offense?

CAROLINE, tendrement.

A moi! Que vous savez mal juger mon silence ! Ah ! si de pareils dons pouvaient être offensants , Quels cœurs pourraient jamais être reconnaissants?... Je vous en remercie et je vous les pardonne.

DESROSNAIS.

Point de remercîment : c'est à moi que je donne.

DESCHAMPS

Et le Vernet , monsieur, qu'en ferons-nous ?

Du feu.

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