‹ uvres diverses de m. RogerChapitre 161 sur 235 · COURVILLE, MARIE, CÉCILE · texte numérisé non relu

COURVILLE, MARIE, CÉCILE

MARIE, tout essoufflée.

Tout va bien , mes enfants, et j'ai bonne espérance. Notre cause est gagnée, ou peu s'en faut , je pense.

CÉCILE

Ciel!

COURVILLE

Vraiment !

MARIE

Déplaisir j'ai le cœur si troublé..

Je vous dirai d'abord que votre oncle a parlé... Oh! mais parlé!... C'était un plaisir de l'entendre. I. a5

A tout ce qu'il a dit je n'ai pu rien comprendre ; Mais c'était excellent! Que vous dirai-je enfin? Il n'a presque rien dit qui ne fût en latin. Aussi l'one'coutait... l'on ouvrait des oreilles... On n'entend guère ici de harangues pareilles. Moi, je pleurais de joie... et les juges vraiment!... Chacun le regardait avec étonnement...

Que n'avez-vous paru dans ce moment, ma chère? Votre seule présence eût décidé l'affaire.

COURVILLE, à" Cécile.

Qu'ai-jedit?...

(à Marie.)

Mais Armand?

MARIE

Ah! combien je le hais !

Le fourbe insigne ! après les vers qu'il nous a faits ! Peut-on ainsi traiter une jeune personne Aussi belle que vous, et surtout aussi bonne !

CÉCILE

11 aurait dit du mal de moi?

MARIE

Certainement.

N'a-t-il pas eu le front de dire hautement Que vous... ah! je l'aurais tué dans ma colère!... Oui... que vous n'étiez pas fille de votre père?... Au surplus , c'est égal. Il a si mal parlé Que Duclos pour sa cause a lui-même tremblé , Et que, l'interrompant presque à chaque minute , A son cher avocat il a cherché dispute;

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