COURVILLE, ROBERTOT, CÉCILE, MARIE
ROBERTOT.
Elle ea aura besoin , car elle est ruinée.
MARIE et CÉCILE.
Ciel!
COURVILLE
Ruinée?
ROBERTOT.
Eh! oui, vous dis-je, assassinée.
Le procès est perdu.
COURVILLE
Perdu ?
ROBERTOT.
Sans contredit.
MARIE
Quel coup de foudre !
CÉCILE
Hélas!
Je vous l'avais prédit !
Il fallait transiger; l'affaire était mauvaise.
MARIE
Vous la trouviez si l)onneî
56o L'AVOCAT,
COURVILLE
Et puis, est-ce à Falaise Qu'on peut apprendre l'art?... Pardon... mais il fallait Peut-être mieux plaider que vous ne l'avez fait.
ROBERTOT.
Mais vous êtes plaisant de me le dire en face! Je vous aurais, morbleu! voulu voir à ma place. Vous ne connaissez guère, et je m'en aperçoi. Ce maudit avocat qui plaidait contre moi. Dieu merci! je manie assez bien la parole. Mais il aurait, ma foi! désarçonné Barthole! J'ai crié comme un diable, on n'a rien entendu. On prononce, je perds et reste confondu. Tandis que, transporté, le nombreux auditoire Entoure, suit Armand et le comble de gloire.
CÉCILE
Eh bien ! I\Iarie , eii bien ?
MARIE
Qui s'en serait douté?
ROBERTOT.
Dans ton malheur au moins, Cécile, il t'est resté
(montrant Courville.)
Un ami généreux. Votre union propice Va du sort envers loi réparer l'injustice.. . Voilà^ton seid appui...
COURVILLE , embarrassé.
Monsieur. .. ceriainemeut...
Mais quoi! ne pciU-on pas casser le jugement?