‹ uvres diverses de m. RogerChapitre 212 sur 235 · ACTE II, SCENE XIIÏ. q^j · texte numérisé non relu

ACTE II, SCENE XIIÏ. q^j

LE ROI , bas à Fédéric.

Ecoute donc, je ne puis pas trop me fâcher; s'il prend mon nom, j'ai pris le sien.

LE COMTE , au duc.

O mon maître! est-ce bien vous? vous que j'ai vu si enfant! Oui , je vous reconnais, c'est tout le portrait du feu roi.

LÉ DUC

Vous me flattez , monsieur le comte.

LE ROI , bas à Fédéric.

Ma foi , la revanche est drôle; j'en veux rire et profiter.

LE COMTE , au duc.

Votre majesté veut-elle bien permettre que je lui présente ma fille?

ÉLISKA , bas à Henry.

Ah ! mon Dieu ! le roi va me parler.

LE DUC

Mademoiselle , agréez mon hommage. Recevez mon compliment, monsieur le comte; il n'y a pas dans toute la Pologne une si charmante personne.

Sire, je songe en ce moment même à la marier.

HENRY, avec impétuosité.

Mon père 1

45o LA RE VAN cm:,

LE DUC

Puis-jc sans iadiscrétioii vous demander quel est l'heureux époux que vous lui destinez?

LE COMTE, moalranlleroi.

Le voilà, sire, si toutefois elle y consent. C'est le fils de feu mon digne ami, le duc de Kalitz, l'un de vos meilleurs officiers; il est fort amoureux , et de plus fort aimable.

( Le roi fait au duc une profonde révérence. ) LE DUC.

C'est là l'époux?...

LE ROT, au duc, d'un ton de modestie affeclée.

Sire, aurais-je eu le malheur de tomber dans votre disgrâce ?

LE DUC , embarrassé.

Dans ma disgrâce?

LE ROI

Votre majesté ne daigne pas reconnaître son capi-

taine des gardes?

LE DUC

Mon capitaine des gardes!.... pardonnez-moi.... je vous reconnais parfaitement, (à part. )Eh! mais, il prend très bien la chose.

LE ROI, au duc.

Votre majesté me permet-elle de reprendre ici mon service auprès d'elle.

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