ACTE III, SCÈNE VIII
prend la défense de son rival avec un zèle... Il ne se défendrait pas plus vivement lui-même.
LE DUC , à part.
Allons, j'ai raccommodé sans le vouloir les affaires du roi. ( haut. ) Enfin , charmante Eliska, daignez vous décider et prononcer entre nous, comme entre deux rivaux dont le rang serait égal.
Allons, ma fille, je te laisse libre , parle. ( à part. ) Je tremble.
ÇLISKA.
Sire, j'ai pour votre majesté le plus parfait dévouement, la plus vive admiration, le plus profond respect...
LE DUC
Ah! vous me faites frémir! Mon rival, plus heureux sans doute, a su toucher votre cœur?
ÉLISKA
Sire, il ne le sait pas encore.
LE COMTE ,' à part.
Dieu!
LE DUC, au comte.
Cela est-il clair, mon cher comte? (àÉIiska. ) Et vous ne craignez pas de me faire cet aveu à moi-même?
Vous l'excuserez , sire ; vous êtes le père de vos sujets, le duc est un des plus aimables. Vous me garantissez son amour ; pardonnez-moi de l'aimer , ne vous ayant connu qu'après lui.
LE DUC , au comte.
Elle a raison; je suis venu trop tard.
ÉLISKA, à part.
Ciel! voilà le duc!