‹ uvres diverses de m. RogerChapitre 231 sur 235 · ACTE m, SCÈNE IX · texte numérisé non relu

ACTE m, SCÈNE IX

rieuses considérations, je me décide à renoncer à la main de mademoiselle.

LE ROI

Qu'importe? c'est d'elle seule que je voulais Tobteni!'.

LE DUC

Monsieur le duc, veuillez méjuger mieux, et croire que, si j'étais aimé de mademoiselle, je ne la céderais ni à vous, ni par conséquent à personne.

LE ROI

Que dites-vous ? C'est moi qui serais préféré ?

LE DUC

Mademoiselle vient de me faire l'honneur de me le dire.

LE ROI

Serait-il vrai ?

ÉLISKA

Je n'avais pas prié le roi de vous le répéter.

LE ROI, transporté.

Ah ! belle Éliska ! ah ! mon cher comte ! Mais qu'estce ? vous n'avez pas l'air trop satisfait.

Pardonnez-moi, pardonnez-moi... (auduc. ) Mais il est impossible que ma fille... que votre rang...

LE DUC

Mon cher comte! il ne s'agit pas de rang ici ; c'est à son cœur seul qu'elle doit obéir.

Ah! il n'appartient qu'aux rois de triompher ainsi d'eux-mêmes.

LE DUC

Non , il y a moins de générosité que vous ne croyez. Mais, de bonne foi, je tiens médiocrement à mes prérogatives royales. ( apercevant Henry qui entre. ) Venez, mon

cher Henry, venez être témoin d'un événement mémorable.

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