SCÈNE XV
VALSAIN, JULIE.
JULIE , le prenant pour Florval .
Vous voilà donc?... ah!
VALSAIN.
Qui, lui?
Florval
Quoi?
JUHE.
J'ai cru que c'était lui,
VALSAIIV.
JULIE
VALSAIN.
Florval ! vous le cherchiez ?
JULIE
Mais, oui :
Oq m'a, dans ce salon, fait dire de descendre. Je croyais que Florval devait aussi s'y rendre; Où donc est-il?
VALSAIN, à lui-même, sans écouter Julie pendant tout le reste de la scène. Il se promène à grands pas.
Je veux l'embarrasser : c'est moi (^ui cherche à me tirer d'embarras!
JULIE, croyant qu'il s'adresse à elle.
Mais, pourquoi?
VALSAIiV, de même.
Elle rit, j'en suis sûr, tandis que moi, j'enrage.
Oo L'EPREUVE DELICATE,
.TUI.IE, à part, (haut.)
11 levé. Qui donc, elle?
V'ALSAIN, deméme.
Elle-même m'engage A retenir Florval!,..
JULIE j de même, à part.
Que dit-il de Florval?
( baut.)
Si vous m'aimez, de lui ne dites pas de mal.
VALSAIN j de même .
Il lui plaît!
JULIE, de même.
Il est vrai; mais tout le monde l'aime Voilà mon grand chagrin.
VALSAIN , de même .
Elle court elle-même, Le tout pour m'obliger, retenir son amant! Ah! vous l'aimez!
JULIE, de même.
Eh! oui, je l'aime assurément!
VALSAIN, de même.
Parjure !
JULIE , de même.
Pourquoi donc ?
VALSAIN, de même.
Oui, je n'ai de ma vie Vu tant do sang-froid joint à (ant de perfidie !... Sortons pour rohserver.
(Il sort brusqueiiieul.)