‹ uvres diverses de m. RogerChapitre 5 sur 235 · SCÈNE m · texte numérisé non relu

SCÈNE m

CONSTANCE, VALSAIN.

VALSAIN.

Je VOUS le disais bien , Madame : ce séjour doit vous sembler sauvage. Avouez-le, Paris vous plaisait davantage : N'avoir d'autres plaisirs et d'autres passe-temps Que le coup-d'œil des champs, et puis encor des champs \ Etre avec son mari toujours en tête-à-tête ! .. .

CONSTAJVCE.

Non, monsieur, non, Paris n'a rien que je regrette : Partout où vous serez je me trouverai bien.

Vous me flattez... Mais, moi, je crains qu'il n'en soit rien.

Une femme jolie a le désir de plaire;

Et plaire à son mari , c'est chose si vulgaire !

CONSTANCi:.

Sans doute vous raillez?

VALSAIN.

Non, sérieusement;

Et jo veux aujourd'hui vous le prouver.

CONSTANCE

Comment?

VALSAIJV.

Je fais venir, madame, un convive agréable, Et je serais charmé qu'il vous parût aimable... Mais, vous le connaissez...

CONSTANCE

Qui?

VALSAIN.

C'est Florval : Picard Doit nous le ramener dans une heure au plus tard.

CONSTANCE

(à part.)

Que dites-vous? O ciel! me serais-je attendue!...

Florval?

VALSAIN, l'examinant.

Qu'avez-vous donc? vous me scmblez émue.

CONSTANCE, se contraignant.

Moi, monsieur!... point du tout.

VALSAIN, à part.

Elle se cache en vain; Son trouble la trahit.

CONSTANCE , à part.

Quel est donc son dessein?

VALSAIN.

De Florval à Paris je fis la connaissance.

On le dit près de nous; après six mois d'absence,

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