‹ uvres diverses de m. RogerChapitre 51 sur 235 · C.VMILLA, tendrement · texte numérisé non relu

C.VMILLA, tendrement

Ah ! mon père , beaucoup.

Bon ! je m'en doutais bien ! Mais s'il avait su plaire , Pourquoi partir?

JUSTINE

Peut-être il craignait que le père Ne refusât sa fille.

BONÉZI.

Et par quelle raison?

JUSTINE

Par les mêmes que vous.

BONÉZI.

Belle comparaison!

Ricardo dès long- temps a-t-il promis sa fille? A-t-il vingt commerçants fameux dans sa famille? Un commis à la douane est-il donc d'un métier A craindre avec Selmours de se mésallier?

JUSTINE

Sa fortune...

BONÉZI.

Est dix fois au-dessous de la mienne:

Encore est-ce à mes frais qu'il a grossi la sienne; Car cette veuve, enfin, qu'il m'a soufflée... Aussi Je la lui garde bonne, et le hais... Dieu merci! Nous nous voyons pourtant: nous nous brouillons ensemble TiC malin; et le soir l'intérêt nous rassemble...

i48 LA DUPE DE SOI-MEME,

Mais , corbleu! j'en suis las; et si quelque moyen Se présentait jamais de me venger... là... bien... Ses mauvais tours...

(à part).

Eh ! mais, un seul peut les lui rendre : Je n'ai quh lui donner un poète pour gendre.

(haut.)

Fais-moi venir Selmours.

CAMILLA, à part.

Ciel! quels sont ses projets?

BONEZl , rappelant Justine.

Non, Justine, demeure... Eh! Fabrice?

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