‹ uvres diverses de m. RogerChapitre 62 sur 235 · ACTE II, SCENE II. i6i · texte numérisé non relu

ACTE II, SCENE II. i6i

FABRICE

J'ai trouvé mon affaire.

RONÉZI.

Et quelle est la beauté Du monde délaissée ?...

FABRICE

Oui-dà ! bien au contraire; C'est Justine.

BONÉZI.

Justine ?

FABRICE

Elle-même; j'espère Que je ne suis pas bête !

BONÉZI.

Elle t'aimé ?

FABRICE

Parbleu !

BONÉZI.

Elle te fuit toujours.

FABRICE

C'est pour cacher son jeu.

BONÉZI.

Alors, épousez- vous.

FABRICE

c'est bien dit ; mais Justine N'a rien, ni moi non plus. Si monsieur...

^ BONÉZI.

Je devine; J'y pourvoirai.

i62 LA DUPE DE SOI-MEME,

FABRICE

Bientôt?,.. Tenez, dès ce soir.

BOWÉZT.

Oui!

FABRICE

Puisque vous mariez votre fille aujourd'hui...

BONÉZI.

Ma fille !

FABRICE

Avec Selmours.

BONÉZF, riant aux éclals.

Ah! ah! l'histoire est honnc ' Lui j mon gendre î

FABRICE

Qu'a donc cela qui vous étonne?

BONÉZI, de même.

Oh ! rien .

FABRICE

C'est im parti qui convient tout-à-fait.

BONÉZI.

Sans doute !

FABRICE

Il n'est pas riche. Eh hien ! pour être heureux , Faut-il donc tant d'argent? Il faut ctre amoureux; C'est là l'essentiel.

BONÉZI.

Mon Dieu, oui! quand on s'aime, On n'a besoin de rien ; on pont so passer mrme De boire et de manger.

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