‹ uvres diverses de m. RogerChapitre 72 sur 235 · ACTE II, SCÈNE V. i · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE V. i

(haul.) (Dubois le tire encore par l'habit.)

Ah! si j'étais bien sûr que vous... je voulais dire Que le père finît par approuver l'hymen...

PO^NÉZI,

Eh! oui! ce qui s'est fait est fait.

SELMOURS.

Pour ce dessein Vous avez vu du moins ma répugnance extrême! Et vous serez témoin avec qUel regret même J'obéis au conseil que vous m'avez donné!

BO^'ÉZI.

Oui, vous ne faites rien que je n'aie ordonné. Aussi, je vous sais gré de votre complaisance : Qu'on vous approuve ou non dans cette circonstance , C'est à moi que l'honneur ou le blâme en est dû , Et vous direz partout: Bonézi l'a voulu.

SELMOURS.

Vous l'exigez?... soit.

BONÉZI, transporté.

Ah! voilà ce qui s'appelle (lui tendant la main.)

Un ami!... Touchez là!... Çà, courez à la belle Annoncer vos projets; et, pour ly faire entrei% De ma protection vous pouvez l'assurer.

SELMOURS.

Nous ne méritons pas...

BOINÉZI, s'éloignanl.

Je veux être son père.

i;» LA DUPE DE SOI-MÊME,

DUBOIS

Ah! vous l'êtes déjà'

BOISEZI, revenant.

Mais il pourrait se faire (Car enfin il ne faut jamais jurer de rien) Que de fléchir notre homme on n'eût aucun moyen ; Il faudrait fuir alors.. .

SELMOURS, vivement.

En ce cas je rejette...

BONÉZI.

Ne pouvez- vous ailleurs chercher une retraite? C'est l'usage. Tenez : lisez tous les romans.

SELMODRS.

Je n'ai peut-être pas les ressources...

BO]NÉZI.

J'entends :

C'est l'argent qui vous manque. En effet , d'ordinaire La bourse d'un poète est, dit-on, fort légère; Puisez donc dans la mienne, en ami.

SELMOURS.

Justes cieux !

Moi, monsieur?

BOjVÉZI , tirant son portefeuille.

Nous devons avoir part tous les deux Aux fruits de l'entreprise; il est juste, je pense, Que j'en partage aussi les frais et la dépense.

Vous V mettez assez du vôtre.

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