ACTE III, SCENE III. 1S
BONÉZl , le retenant.
Eh! non. Comment, dis-moi, La tante vous a-t-elle accueillis?
DUBOIS , embarrassé.
Hem !... ma foi...
Monsieur... comme une tante.
BONÉZI.
Ainsi c'est une affaire...
Faite?
DUBOIS
O mon Dieu ! monsieur, elle n'est plus à faire.
BONÉZI.
Je ne me sens pas d'aisé!
DUBOIS , à part.
Et moi de peur.
BONÉZI.
Enfin , Tout va bien... Ricardo! vous vous croyez bien fin !
(à Dubois.)
Je le suis plus que vous. . . Mais où donc est ton maître ? Lui-même aurait bien pu venir ici peut-être Me dire...
DUBOIS
Il y venait, monsieur, sur mon honneur; Mais je me suis offert pour... son ambassadeur,
BOJVÉZI.
Mais, quand je suis entré, tu sortais, ce me semble?
DUBOIS
C'était pour vous chercher.
BONKZI.
Eh bien ! allons ensemble Les trouver chez la tante.
(Il veut sortir.) DUBOIS , à pan.
Autre embarras vraiment !
(haut , retenant Bonézi.)
Monsieur, ils n'y sont plus peut-être en ce moment.
BOJVÉZI.
Comment! est-il possible? Où la jeune personne Est-elle donc allée ?
DUBOIS
Où, monsieur?
(à part. )
Je frissonne.
(haut.)
Elle est allée...
BOJVÉZI , impatiente.
OÙ?... Mais pourquoi cet air confus?
DUBOIS , à part.
Je sens que je m'embourbe ici de plus en plus.
( haut.)
Il faudra tout lui dire. Elle est, je vous assuie... Dans une maison sage... honnête... autant que sûre.
BONÉZI.
Mais chez qui ?
DUBOIS
Chez un homme... Ah! ma foi, celui-là... [.a médisance au moins ne rattcindra pas là.